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Incendie en Gironde : «On reste toujours dans cette angoisse car le feu nous a marqués», explique Cédric Pain, maire de la commune de Mios

Incendie en Gironde : «On reste toujours dans cette angoisse car le feu nous a marqués», explique Cédric Pain, maire de la commune de Mios [Mohamad Salaheldin Abdelghani Al / ANADOLU / Anadolu via AFP]

L'incendie en Gironde n'est pas encore fixé mais il est contenu grâce au travail des pompiers et à des conditions météorologiques favorables. Des centaines de milliers de personnes ont pu rentrer chez eux dans les nombreuses communes évacuées du département. Sur Europe 1, le maire de Mios, Cédric Pain, explique que la vie reprend dans sa commune. 

Cela fait maintenant dix jours que la Gironde est en proie aux flammes. 42.000 hectares sont partis en fumée. Et si l'incendie n'est pas encore "fixé", il est contenu grâce à l'intervention de milliers de pompiers et des conditions météos favorables. Une situation qui a permis à près de 200.000 personnes, sur les 220.000 évacuées, de rentrer chez elles. 

C'est le cas de Mios, une commune de 12.000 habitants située à 40 kilomètres au sud-ouest de Bordeaux. Invité d'Europe 1 Matin week-end, le maire de la commune, Cédric Pain, explique que la vie a repris depuis 48 heures. 

"Dans cette horreur, il y a eu quelque chose de magnifique"

"La vie a repris et je vous avoue qu'on en est très heureux. On reste toujours dans cette angoisse parce que le feu nous a fortement marqués. Et parce qu'on sait très bien que ça peut reprendre. Madame la Préfète nous a demandé de garder le portable à proximité, on ne sait jamais", a-t-il expliqué au micro d'Europe 1. 

Malgré ce retour dans la commune, dont les flammes se sont rapprochées au maximum à 10 kilomètres du secteur nord, les événements de ces derniers jours ont pu laisser des traces chez les habitants : "Par mesure de sécurité, on nous a demandé d'évacuer, ça a été dur à vivre pour tout le monde et surtout pour ceux qui n'avaient pas de lieu où se rendre. Dormir dans un gymnase, c'était compliqué". 

De plus, le risque de voir un nouvel incendie se déclarer dans le département est élevé et durera encore plusieurs mois du fait de la sécheresse qui touche les forêts de la région : "Il y a toujours le risque d'un accident à un autre endroit, un départ involontaire ou volontaire", déclare Cédric Pain. 

Dans cette période difficile, le maire de Mios veut aussi se rappeler des belles initiatives et notamment de la solidarité qui s'est mise en place : "Il y a eu beaucoup de bienveillance. Et dans cette horreur, il y a eu quelque chose de magnifique : tout le monde s'est mobilisé. Un soir, sur mon réseau social, j'écris que j'ai besoin de matelas. Une demi-heure plus tard, je suis obligé de dire 'Stop, on arrête, on a trop de matelas'. Ça fait chaud au cœur".