Ce samedi, les pompiers ont pu bénéficier du renfort de 1.500 militaires pour protéger les biens et les personnes, mais aussi d'un avion militaire, l'A400M. Équipé d'un réservoir deux fois plus important qu'un avion DASH, l'appareil a pu effectuer son premier largage en Gironde.
Il ne devait être déployé qu'à la fin du mois de juillet. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que l'avion militaire français, l'A400M, serait utilisé dès ce samedi après-midi.
"Quasiment deux à trois fois ce qu'on a d'habitude avec un Canadair"
Il est environ 17h, dans le secteur de Lacanau, lorsque l'A400M, en vol à basse altitude, laisse échapper de sa soute 20.000 litres de produits retardants. Une substance rouge qui, une fois au sol, permet de ralentir la progression de l'incendie.
Il s'agissait donc là d'une première opération en conditions réelles pour l'A400M. Une réussite technique pour Xavier Tytelman, spécialiste en aéronautique, qui appelle cependant à la prudence.
"L'avion est fait pour voler en très basse altitude. Il est fait pour s'alléger de quelques dizaines de tonnes en quelques secondes, puisque c'est ce qu'il fait quand il largue des blindés ou quand il fait du parachutage. Mais il ne faut pas croire que ça va changer énormément les choses, parce qu'on est quand même sur un manque dramatique qui s'accumule depuis des années. Néanmoins, il a une capacité de largage qui est très importante. C'est quasiment deux à trois fois ce qu'on a d'habitude avec un Canadair".
Et toute l'aide est bonne à prendre. Après ce premier passage, l'A400M a dû se ravitailler. Mais contrairement aux Canadair qui peuvent remplir leur soute en se posant sur l'eau, l'appareil militaire, lui, doit se réalimenter au sol, sur une base aérienne, avant de repartir vers les flammes.