Notre-Dame : "La phase de consolidation et de sécurisation a coûté 85 millions d'euros"

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Invité dimanche du "Grand Rendez-vous" Europe 1/Les Echos/Cnews, l'ancien chef d'état-major des armées Jean-Louis Georgelin, qui pilote la reconstruction de la cathédrale, a indiqué que la phase de consolidation et de sécurisation de l'édifice avait coûté 85 millions d'euros. 
INTERVIEW

Invité dimanche d'Europe 1, Jean-Louis Georgelin, ancien chef d’état-major des armées et PDG de l’établissement public chargé de la reconstruction de Notre-Dame, a donné des précisions sur l'avancée des travaux de reconstruction de la cathédrale ravagée par un incendie en avril dernier. "La phase de consolidation et de sécurisation a coûté 85 millions", indique-t-il. 

Au total, 922 millions de promesses de dons ont pour l'instant été recensés. "L'essentiel sera confirmé", assure Jean-Louis Georgelin, selon qui entre "400 et 500 millions" ont été récoltés. "Je n'ai aucune inquiétude sur notre capacité à récolter les promesses de dons", dit-il encore, avant de préciser que la phase de consolidation et de sécurisation, sur le point de s'achever "a coûté 85 millions". "C'est considérable", réagit-il. En comparaison, "un chantier de monument historique conduit par l'architecte en chef des monuments historiques, c'est quelques millions d'euros". 

Sur ces promesses de dons, "600 millions d'euros proviennent de grandes fortunes françaises et 70 millions de l'étranger, dont 40 millions des Etats-Unis", rappelle encore l'ancien chef d'état-major des armées. 

"Notre-Dame n'est pas sauvée"

Au micro du Grand-Rendez-vous, Jean-Louis Georgelin a également tenu à prévenir que "Notre-Dame n'est pas sauvée". "Il y a une étape extrêmement importante à franchir qui est le démontage de l'échafaudage qui avait été construit autour de la flèche". 

Si "tous les trésors de la cathédrale ont été sauvés (...) ce sur quoi nous ne pouvons pas nous prononcer, c'est l'état de la voûte", ajoute le responsable de la reconstruction. Pour se prononcer, "il faut aller l'inspecter, enlever les gravats encore présents". 

Pas de décision prise pour la flèche et la charpente

La question du projet architectural demeure totalement ouverte, assure le général Georgelin. "Nous allons, pour la flèche, définir dans les semaines qui viennent le processus précis qui va permettre de faire la consultation qui a été annoncée", a-t-il indiqué. "Ceci nous conduira dans le courant de l'année 2020."

"Pour reconstruire la flèche, il faut d'abord que la charpente ait été faite, que le toit ait été refait", a-t-il indiqué. Pour le choix du matériau de reconstruction de la charpente, "c'est un processus, pareil, il y aura étude, examen de toutes les options possibles", a-t-il dit, démentant des informations de presse affirmant que le choix ait été arrêté d'une réfection à l'identique en bois.

Europe 1
Par Antoine Terrel