Si des organisations lycéennes comptent poursuivre le mouvement de protestation, certains parents d'élèves lyonnais souhaitent, comme Emmanuel Macron, que leurs enfants retournent en cours.
Dès mercredi, Emmanuel Macron sifflait la fin de la récrée. "Les lycéens doivent reprendre les cours normalement, lundi. Leurs revendications ont été entendues", a notamment déclaré le chef de l'Etat en demandant la fin des blocages de lycées.
"Qu'ils aillent voir dans d'autres pays ce qu'il se passe"
Cela ne semble pas forcément être le souhait des organisations lycéennes, qui ont déjà annoncé la poursuite du mouvement. Mais un certain nombre de parents souhaitent aussi le retour au calme et à la normale, comme à Lyon.
Amandine n'est pas tendre avec le mouvement de protestation. "Je trouve que ça a bien duré, là. Il faut qu'ils retournent à l'école. Leurs revendications sont légitimes : ne pas être trop nombreux dans la classe, les horaires... Mais de ce que j'ai lu, il y a des aménagements qui vont être faits", assure cette maman de deux lycéens.
"Pour moi, les lycéens n'ont pas conscience de tout ce qu'ils ont. Tout n'est peut-être pas tout beau, tout rose. Mais je pense qu'on est dans un pays où on a quand même beaucoup d'avantages et de droits. Il faudrait qu'ils aillent voir dans d'autres pays ce qu'il se passe", poursuit-elle.
"Cela n'a plus de sens"
Pour Laurent, père de trois enfants, on est allé trop loin dans les manifestations, et surtout la violence. "Finalement, aujourd'hui, ça n'a servi à rien de faire tout ce qu'ils ont fait. Ils ont plus cassé qu'autre chose. Et c'est le plus agaçant : on n'a plus de centre-ville, on a des magasins avec des barrières en bois à la place des vitrines. Cela n'a plus de sens, donc il faut arrêter", soutient ce dernier.
Fabrice, lui, n'est pas sûr que les lycéens aient obtenu autre chose que des promesses. Malgré tout, il veut que son fils, en terminale, pense à son avenir. "Je veux qu'il passe le bac, donc je ne veux pas qu'il rate les cours. Pour moi, il faut qu'il y retourne. Il a perdu à peu près 10 jours, c'est déjà pas mal, je trouve...", regrette-t-il. "Il est temps que les lycées redeviennent enfin des lieux d'apprentissage et d'accueil de nos enfants", ajoute ce papa, qui redoute que ce soit l'inverse qui se produise lundi.