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«Ils en bavent beaucoup» : à Paris, ces riverains qui affichent leur soutien aux forces de l'ordre

"On ne les arme pas assez", estime une Parisienne. [Julie SEBADELHA / AFP]

Plusieurs jours après les émeutes du week-end, les forces de l'ordre poursuivent leur mobilisation sur le terrain. À Paris, près de la place de la République, de nombreux riverains montrent leur soutien aux forces de l'ordre face à la situation. 

Quelques jours après les émeutes du week-end du 17 octobre, les commerçants ne sont pas les seuls à se voir offrir de la solidarité de la part de simples citoyens. 

Partout en France, les actes de soutiens aux forces de l'ordre se multiplient. À Paris, plusieurs brigades de gendarmes patrouillent sur la place de la République. Autour du monument tagué, ils sont parfois interrompus dans leur ronde par des passants qui leur apportent leur soutien. "Je les ai remerciés de ce qu'ils avaient fait pour nous", explique Nathalie, qui vit dans le quartier depuis 30 ans. 

"Il faut les respecter, c'est important. Ils travaillent comme des dingues, matin et soir. Ils en bavent beaucoup", poursuit-elle. Quelques minutes plus tard, Héléna, une autre habitante, s'arrête à hauteur des forces de l'ordre. "Je leur ai dit merci parce qu'ils m'ont sauvé la vie samedi matin. Les casseurs étaient là depuis 10h du matin et donc heureusement qu'ils ont été là pour nous protéger", confie la Parisienne. 

"Un corps de police est important dans une société"

Elle déplore cependant un manque cruel de moyens. "On ne les arme pas assez ! Et il faut remettre aussi de l'autorité au sein de la police en respectant les lois de la République", insiste Héléna. 

Au-delà du matériel, c'est un soutien de toute la population dont ont besoin les policiers et gendarmes, ajoute une riveraine. "Il faut qu'on leur marque une approbation, une reconnaissance. Un corps de police est important dans une société, sinon ça part en cacahuète comme on l'a vu avec les émeutiers". 

Des gendarmes qui ne cachent pas leur plaisir et leur reconnaissance face à ces remerciements, "surtout dans un contexte aussi difficile", assurent-ils.