Le 26 décembre dernier, Ethan est passé à tabac par une bande de jeunes. Son père raconte le calvaire vécu par son fils dans "Christine Kelly et vous". Une scène qui rappelle celle subie par Théo, un autre jeune lyonnais lynché à plusieurs reprises.
Un récit glaçant qui rappelle celui de Théo, ce jeune lyonnais passé à tabac à trois reprises par la même bande de jeunes. Cette fois-ci, la victime s'appelle Ethan et si la scène se déroule le 26 décembre dernier, il n'a témoigné que ce week-end de son calvaire dans les médias. Dans Christine Kelly et vous, son père revient sur ces instants où tout a basculé, dans une rue lyonnaise.
"Ils sont tous arrivés pour le tabasser"
"Mon fils se rendait sur son lieu de travail avec une trottinette de location. Il était à peu près 18h30. Il travaillait dans un restaurant. Donc à ce moment-là, à l'entrée du pont, il croisa un groupe d'individus qui chahutait un petit peu, mais rien de spécial. Et c'est en les dépassant qu'un membre du groupe de dix personnes est venu le frapper à la hanche pour qu'il bascule. Il tombe de sa trottinette et c'est en tombant qu'il se cogna à la tête. Heureusement, c'est l'hiver, donc il était protégé par son bonnet et une capuche. Malheureusement, au moment où il se relevait, ils sont tous arrivés pour le tabasser, le frapper au corps, au visage. Il y en avait qui lui sautaient dessus, à pieds joints sur le crâne."
Une violence inouïe qui se déchaîne, "et pendant ce temps-là, d'autres lui volaient ses affaires, son portable, sa veste, son casque audio."
"Ils l'ont menacé de mort"
Mais ce déferlement n'a pas suffi à étancher la soif de violence des agresseurs. "Au fur et à mesure, ils se déplaçaient avec lui en le tenant, au point de se retrouver sur les rails du tramway." Et comme Ethan a refusé de donner son code permettant de déverrouiller son téléphone, "ils l'ont menacé de mort" et "essayé de le faire basculer de l'autre côté de la rambarde du pont."
"C'est à ce moment-là qu'il y a une dame courageuse qui a vu ce qui se passait, qui est intervenue, parce qu'il y a encore des gens qui interviennent et on peut les féliciter, et qui les a fait partir." Ils sont partis, bien sûr, avec les affaires de mon fils, et ce n'est même pas pour ça [qu'ils l'ont agressé], puisque le casque audio a été cassé immédiatement et jeté dans les fourrés, et c'est moi qui l'ai retrouvé le lendemain sur place."