Le professeur émérite de criminologie Alain Bauer était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce jeudi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il estime que si le week-end du 31 octobre et 1er novembre "sera à l'image du 24 octobre, il y aura un effet paroxystique de la violence le 5 novembre", estime-t-il.
Des milliers de commerces pillés, des forces de l'ordre débordées et des images qui ont fait le tour du monde. Les émeutes du 17 octobre laisse des traces dans les centres-villes mais aussi dans le dispositif de sécurité autour des manifestations contre la vie chère.
Après un 17 octobre chaotique, l'acte II des mobilisations s'est déroulé relativement dans le calme ce samedi 24 octobre. Mais à l'approche d'Halloween, les renseignements craignent de nouvelles exactions le 31 octobre prochain. Invité ce jeudi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le professeur émérite en criminologie Alain Bauer juge que les débordements interviendront plutôt lors du 5 novembre, journée où les syndicats appelent à la grève générale.
Effet de masse
"Je pense qu'il y a un effet montagnes russes, c'est-à-dire qu'il y a des poussées et des redescentes dans la violence lors des manifestations, comme pendant les Gilets jaunes", explique-t-il face à Laurence Ferrari.
"Donc, je pense que pendant les deux jours du week-end, notamment pendant Halloween, longue nuit entre samedi et dimanche va probablement nous amener à un niveau (de violence ndlr) proche de celui du 24 octobre dernier", poursuit-il.
"Mais je pense qu'il y aura un effet paroxystique, qui pourrait signer la fin de la récréation, le 5 novembre prochain", date à laquelle les syndicats appellent à la grève générale. "Car les casseurs ont besoin d'une masse de manœuvre. Et plus la masse est importante, plus les casseurs en profitent. Or, les pilleurs n'interviennent que si la masse et les casseurs sont nombreux et leur permettent de venir vider les magasins", conclut-il.