Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

En directManifestations du 24 octobre : «L'État a été au rendez-vous de ses missions», se félicite Emmanuel Macron

Xose Bouzas / Hans Lucas [AFP]
142 personnes ont été interpellées, dont 120 ont été placées en garde à vue, en marge de la manifestation samedi à Paris pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé dimanche la porte-parole de la préfecture de police. Suivez notre direct.
Annonces concernant lycéens et étudiants : conférence de presse lundi d'Edouard Geffray et Philippe Baptiste

Les ministres de l'Éducation nationale Édouard Geffray et de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste tiendront lundi en fin d'après-midi une conférence de presse après avoir reçu les organisations lycéennes et étudiantes avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, a annoncé Matignon dimanche.

Les deux ministres devraient y détailler les annonces effectuées auparavant aux organisations lycéennes et étudiantes reçues successivement par Sébastien Lecornu en début et en milieu d'après-midi, selon Matignon.

Les lycéens, rejoints par les étudiants et par les organisations syndicales protestent depuis plus d'un mois pour réclamer notamment la fin de Parcoursup, des moyens supplémentaires et davantage de places à l'université.

Alerte
Des organisations lycéennes annoncent être reçues lundi à 14h30 par le Premier ministre

Les organisations lycéennes seront reçues par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, lundi à 14h30, ont indiqué dimanche soir à l'AFP Renouveau lycéen et Les Lycéens!, après plus d'un mois de mobilisation de la jeunesse.

"On espère que le Premier ministre saura satisfaire nos demandes, comme l'abrogation de Parcoursup, une réforme des rythmes scolaires, et des places à l'université", a indiqué à l'AFP Louis Létoublon, vice-président de Les Lycéens!.

Sur les réseaux
"L'État a été au rendez-vous de ses missions", se félicite Emmanuel Macron

 

 

Ce dimanche soir, Emmanuel Macron s'est félicité du déroulement de la manifestation du 24 octobre. Remerciant le travail des forces de l’ordre, "mobilisées cette semaine pour assurer partout l'ordre républicain", le président de la République a estimé que "l'État a été au rendez-vous de ses missions".

Le président a rappelé avoir "entendu les attentes légitimes" des syndicats lycéens lors d’une réunion vendredi. "Le premier ministre et les ministres poursuivront dès demain ce dialogue et apporteront des réponses très concrètes", a-t-il annoncé.

"Beaucoup d'éléments radicaux d'ultra-gauche" étaient pésents samedi, pointe Johan Marras au micro d'Europe 1

Les manifestations ont été mieux contenues ce samedi, mais le profil et le nombre de manifestants n'étaient pas les mêmes que ceux de la semaine passée, relève Johan Marras, délégué national d'Alliance Police : "On avait beaucoup d'éléments radicaux d'ultra-gauche, déjà moins nombreux que le 17 octobre. Et toute cette délinquance venue des quartiers populaires qu'on a retrouvés le 17 dans tous les pillages n'était pas là", explique-t-il au micro d'Europe 1.

Il ajoute à cela une présence policière renforcée : plus 20% que la semaine passée. "70.000 policiers mobilisés hier, avec encore des vacations très très longues : 18, 19, 20 heures pour certains effectifs engagés. Ça va être très compliqué de pouvoir tenir ça sur la durée", souligne-t-il.

Lyon : le couvre-feu renouvelé dimanche soir dans l'hyper-centre

Le préfet du Rhône a décidé dimanche de reconduire le couvre-feu dans l'hyper-centre de Lyon, a-t-il indiqué sur son compte X.

La mesure, septième consécutive de ce type, prend effet dimanche à 23h, jusqu'à lundi à 6h sur une partie de la Presqu'île de Lyon.

Afin d'"assurer l'ordre public et la sécurité", le couvre-feu est accompagné d'une interdiction de manifestations et d'attroupements sur la partie de la presqu'île concernée, de dimanche 16H00 à 23H00, est-il précisé.

Le couvre-feu concerne un périmètre de la Presqu'île où 150 à 200 boutiques ont été vandalisées ou pillées et l'office de tourisme incendié le 17 octobre en marge du mouvement contre "la vie chère" qui a rassemblé 20.000 personnes.

Alors que la préfecture avait interdit tout rassemblement samedi dans un périmètre élargi au centre de Lyon, quelque 10.000 personnes ont tenté de manifester, se regroupant de façon erratique au fil de la journée en différents points de la ville. La police a fait usage de grenades lacrymogènes pour les disperser.

Congrès du RN : une centaine de militants antifascistes rassemblés malgré les interdictions

Une centaine de militants antifascistes se sont réunis dimanche à Orléans, loin du congrès du Rassemblement national sécurisé par les forces de l'ordre, où Marine Le Pen doit prononcer dans l'après-midi son premier grand discours de campagne.

La préfecture avait interdit tout rassemblement sur un large périmètre à Orléans, ainsi que dans plusieurs communes aux alentours.

Les manifestants se sont réunis en dehors de ce périmètre, devant le centre de rétention administrative (CRA). Peu après 13H, ces militants antifascistes étaient groupés sous les yeux des forces de l'ordre, à environ quatre kilomètres du Co'Met, l'arène de 10.000 places où la patronne du RN, Marine Le Pen, entend franchir une nouvelle étape de sa campagne pour l'élection présidentielle.

Les gilets jaunes appellent à des "casserolades" vendredi

La coordination des gilets jaunes appelle à des "rassemblements casserolades" devant l'Assemblée nationale et les permanences de parlementaires "pour la défense des libertés publiques" vendredi soir, veille d'une nouvelle mobilisation, dans un communiqué publié dimanche.

"Le président Emmanuel Macron et son gouvernement ont décidé de franchir une étape de plus dans la dérive autoritaire. Ils interdisent nos manifestations, imposent des couvre-feux et ferment les centres-villes aux manifestants. (...) Nous ferons entendre nos casseroles sous les fenêtres des parlementaires", promet la coordination dans son texte.

Elle a aussi prévu une minute de silence "pour toutes les victimes de la police et de l'extrême droite". Des prises de parole sont également annoncées pour "les victimes de la haine, après l'attentat raciste" dans les Yvelines le 23 octobre, lors duquel Kévin T. a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant Pengo Bossio Wangi et blessant cinq autres personnes.

Le rassemblement près de l'Assemblée nationale a été déclaré dimanche en préfecture, a assuré à l'AFP Me David Libeskind, avocat et gilet jaune.

Les gilets jaunes ont par ailleurs appelé à une nouvelle journée de mobilisation samedi 31 octobre, avec rassemblements et sit-in devant l'Assemblée nationale et les mairies.

1.314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés

Les manifestations de samedi en France ont donné lieu à 1.314 interpellations et 75 interventions pour des incendies, selon un bilan national provisoire du ministère de l'Intérieur dimanche, qui fait état de 53 membres des forces de l'ordre blessés et de 24 commerces pillés.

Au total, "289 actions de voie publique ont été dénombrées", des manifestations et des rassemblements qui ont réuni 410.000 personnes samedi contre 441 événements et 550.000 manifestants le 17 octobre, précise le ministère dans un communiqué.

"Les cortèges ayant déambulé sur la voie publique selon un itinéraire prévu et discuté avec les autorités locales, encadrés par les forces de sécurité intérieure, ont pu se dérouler", relate Beauvau.

Néanmoins, "des groupes à risque, composés notamment de militants d'extrême gauche radicale et d'ultragauche, ont pu se constituer à l'avant, au sein, ou en marge de la plupart de ces cortèges" dans plusieurs villes, donnant lieu à des affrontements, selon le communiqué.

Des heurts ont éclaté en fin de cortège dans plusieurs villes dont Paris, Marseille, Bordeaux, Toulouse et Tours entre autres, entre des manifestants et les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.

Selon un bilan provisoire établi à 7H30 dimanche, 1.314 personnes ont été interpellées, contre 2.628 le 17 octobre, selon le ministère

"53 membres des forces de l'ordre ont été blessés, contre 1.144 la semaine passée" et "75 interventions pour incendie ont été effectuées", contre "2.025 la semaine passée", détaille-t-il.

"Plusieurs commerces ont été dégradés, 24 d'entre eux ont été pillés" alors que "1.522 commerces ont été touchés samedi 17", ajoute-t-il, précisant que ce bilan était provisoire.

"Plusieurs enquêtes ont été ouvertes", annonce le ministère, sans donner plus de détails, ni le nombre de manifestants qui ont été blessés.

"Si le niveau de violence" des "éléments radicaux a été le même que la semaine passée, les tentatives d'action", qui ont donné lieu à "l'intervention systématique" des policiers et gendarmes, "ont pu généralement être entravées", selon le communiqué.

"L'anticipation et le pré-positionnement du dispositif ainsi que l'agilité et la mobilité" des forces de l'ordre "ont permis d'empêcher la majorité des actions destinées à atteindre les personnes ou les biens", poursuit Beauvau.

La nuit a été "calme", souligne-t-il, après la mobilisation sociale qui a rassemblé entre 410.000 et 800.000 personnes en France selon les sources.

À Lyon, le jeu du chat et de la souris entre policiers et manifestants

 dans certaines villes comme Lyon, des cortèges sauvages sont apparus. Près de 10.000 personnes y ont participé alors que la ville reste encore marquée par l'incendie de l'office de tourisme. 

A 14h, place Jean Macé, lycéens, étudiants, syndicalistes et salariés se rassemblent dans le calme, hors du périmètre d'interdiction préfectorale. "On est dans nos droits, on vient manifester pacifiquement, on vient soutenir les lycéens et puis en tant que personnel soignant, on vient aussi porter la voix de l'hôpital", note Garance, 25 ans, au micro d'Europe 1.

"Nos conditions de travail se dégradent", insiste-t-elle. Quelques minutes plus tard, les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogènes et dispersent le rassemblement non déclaré. Selon la préfecture, des préparatifs d'action violente avaient été détectés. Retrouvez notre article ici.

à Marseille, quelques affrontements entre casseurs et policiers en marge du cortège

dans certaines villes, la fin des cortèges s'est transformée en confrontation entre éléments radicaux et forces de l'ordre, tandis que certains casseurs en ont profité pour s'en prendre à de nouvelles boutiques, comme à Bordeaux ou encore à Marseille. 

Ici, la fin de la manifestation s'est rapidement transformée en affrontements. Les casseurs ciblent notamment  les CRS avec des pierres et des bouteilles. Mais la riposte est massive et la violence de ces émeutiers en cagoulé interpelle les riverains.

"Ils se révoltent mais ils ne savent même pas pourquoi", dénonce une retraitée au micro d'Europe 1. "J'ai fait mai 68, et je n'ai pas vu ce désordre", poursuit-elle.

Petit à petit, les CRS reprennent le contrôle de la place de la Porte d'Aix et du centre-ville grâce à un dispositif XXL, salue le conseiller municipal d'opposition Antoine Baudino. "La police gère du mieux qu'elle le peut. Cette situation est déjà beaucoup mieux que la semaine dernière ici à Marseille. Ça montre que quand on met let objectifs, la ville est tenue", insiste-t-il. Retrouvez notre article ici.

142 interpellations à Paris dont 120 gardes à vue

Au total, 142 personnes ont été interpellées, dont 120 ont été placées en garde à vue, en marge de la manifestation samedi à Paris pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé dimanche la porte-parole de la préfecture de police.

"Malheureusement, un commerce a été fracturé et a subi des vols. Un autre a été abîmé, mais pour autant, l'action rapide des forces de l'ordre - il s'agissait d'une concession automobile -, a permis de protéger et d'empêcher les individus de pénétrer dans cette concession", a indiqué Hélène Denéchère sur France Inter, rappelant la présence de "500 casseurs" en fin du cortège qui a rassemblé entre 110.000 et 250.000 personnes à Paris selon les sources.

«J'ai vu les casseurs avec des haches» : à Bordeaux, nouveaux pillages en marge de la manifestation

Des manifestations dispersées essentiellement dans le calme, mais pas partout. Ce samedi, au moins 410.000 personnes ont défilé à travers la France pour protester contre le manque de moyens dans les services publics et le coût de la vie.

Un deuxième acte qui s'est déroulé dans la majorité des cas dans le calme, contrairement à la semaine dernière où le mouvement avait été entaché de milliers de pillages. Mais à Bordeaux, malgré les précautions prises par les commerçants, des boutiques ont été pillées en marge du cortège. 

C'est le cas pour cette boutique de téléphones reconditionnés, située à quelques pas du cortège de la manifestation, pourtant interdite par la préfecture. Ici, les étagères sont à terre et la marchandise a disparu. Le préjudice pour Valentin se compte en dizaines de milliers d'euros.

"Ils ont pris tout ce qu'il y avait de visible. Que ce soit téléphones, casques, tablettes, Macbook ou PC... On avait pourtant enlevé le maximum" de produits sur les étals, explique-t-il au micro d'Europe 1. Retrouvez notre article ici.