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«Il ne reste que des carcasses» : à Ille-sur-Têt, l'incendie a réduit en cendres habitations et entrepôts

[Jean-Christophe MILHET / AFP]

Après les évacuations et les flammes, l'heure est à la désolation dans les Pyrénées-Orientales. Alors que le feu continue de dévorer des hectares, il laisse derrière lui un paysage presque lunaire. A Ille-sur-Têt, l'incendie a réduit en cendres la miellerie de la commune.

Les jours passent et la situation reste critique dans les Pyrénées-Orientales. Près de Perpignan, près de 5.000 hectares de forêt sont partis en fumée 46 bâtiments brûlés, malgré le travail sans relâche de quelque 800 pompiers mobilisés dans la zone. 

A Ille-sur-Têt, sur les hauts du village, la miellerie Rayon d’Or n'a pas résisté au passage des flammes. Celle qui exploite des ruches depuis une soixantaine d'années, est réduite en cendres après que le vent ait changé de sens. 

Jusqu'à ce week-end, son propriétaire était confiant. Mais, "dimanche après-midi, j'ai vu l'épais panache de fumée noire en direction d'Ille-sur-Têt. Et là, je me suis inquiété. J'ai su qu'à 20h, le bâtiment brûlait", explique au micro d'Europe 1 Dominique Chinal. Les larmes aux yeux, ce patron découvre l'ampleur des dégâts le lendemain matin. 

"Les pertes se chiffrent à environ un million d'euros"

"Dans la cour, j’ai vu que le 2eme hangar; où étaient stockés environ 30.000 kilos de miel, était détruit et nos véhicules calcinés. Les moteurs ont fondu, il ne reste que des carcasses", confie-t-il. Seul le bâtiment de production est resté debout, au milieu d’un terrain noir recouvert par les cendres. Immédiatement, il entame les démarches nécessaires.

"Notre gros enjeu, ça va être d'être bien indemnisé par les assurances. Aujourd'hui, les pertes se chiffrent à environ un million d'euros", estime-t-il. Ce qui n’est pas chiffrable, ce sont les pertes des hausses, des espaces de stockages sur lesquels les abeilles déposent la cire. Problème, "ce ne sont que les abeilles qui peuvent le reconstruire, donc c'est un an de travail à venir" juste pour retrouver ces espaces de stockages. 

Dominique Chinal est traumatisé. Mais il est persuadé : la miellerie réussira à se relever.