Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

En directIncendies : la situation reste «difficile» dans les Pyrénées-Orientales

[Jean-Christophe MILHET / AFP]
L'incendie dans les Pyrénées-Orientales, qui a parcouru 4.900 hectares près de Perpignan et provoqué l'évacuation de 12.000 personnes, n'a pas progressé pendant la nuit de lundi à mardi grâce notamment à des contrefeux allumés par les pompiers. D'autres incendies sont en cours dans la Drôme, le Gard ou encore l'Hérault. Suivez notre direct.
La situation reste "difficile" dans l'incendie des Pyrénées-Orientales

Quelque 800 pompiers sont toujours à pied d'oeuvre mardi soir sur l'incendie qui a parcouru depuis quatre jours 4.900 hectares dans les Pyrénées-Orientales, a indiqué la préfecture.

"La situation reste difficile avec la reprise de la tramontane" mercredi, "des températures élevées et un niveau d'humidité très bas", a prévenu la préfecture.

"La priorité de la nuit est le traitement des lisières et des points chauds ainsi que le maintien du verrou du massif des Aspres", a-t-on encore précisé.

Lors d'un point presse dans la journée Eric Belgioïno, le directeur départemental du service d'incendie et de secours (SDIS 66) avait perçu une "amélioration" de la situation, même si le feu n'est "pas fixé", selon le préfet.

La lisière du sinistre de Trevillach s'étend à l'ouest de Perpignan, "dans des zones extrêmement difficiles d'accès", sur un périmètre de 40 km. Un bilan provisoire mardi soir compte quelque 46 bâtiments impactés.

Hérault : un incendiaire présumé placé en détention provisoire

Un homme de 27 ans, soupçonné d'être à l'origine d'un départ de feu dans l'Hérault, a été placé mardi en détention provisoire à l'issue de sa garde à vue, a annoncé le procureur de Béziers, Arnaud Faugère.

L'homme, désigné par plusieurs témoins en raison de son comportement suspect, avait été interpellé dimanche vers 21H00 alors qu’il se trouvait à proximité du point de départ d’un incendie à Carlencas.

Après avoir dans un premier temps nié les faits, il a affirmé lors de sa garde à vue "avoir involontairement mis le feu à la broussaille après avoir voulu brûler une lettre d’adieu destinée à sa fille décédée en bas âge l’année dernière", indique le procureur dans un communiqué.

Il avait auparavant déclaré à sa compagne "qu’il allait faire une connerie", lui demandant de ne pas s'étonner s’il ne rentrait pas, ajoute le magistrat.  

Connu pour avoir déjà été condamné pour un précédent incendie, il a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès prévu le 27 août prochain.

Incendie dans la Drôme : 2.000 hectares parcourus, deux colonies évacuées préventivement

Le feu qui a démarré jeudi dans une zone montagneuse inhabitée mais très difficile d’accès dans le sud de la Drôme, sur la commune de Die, a continué de progresser mardi, où deux colonies de vacances ont été préventivement évacuées, a annoncé la préfecture.

Il atteignait désormais mardi en fin d'après-midi les 2.000 hectares parcourus, répartis en plusieurs foyers, a indiqué la préfète de la Drôme Marie-Aimée Gaspari lors d'un point-presse, contre 1.400 dans la matinée.

La progression du feu sur son flanc gauche "nous conduit à procéder à l'évacuation de deux colonies de vacances", soit 450 enfants qui seront relogés dans un gymnase de Crest (Drôme), a également annoncé la préfète. "Il s'agit d'une évacuation préventive", et les enfants "ne sont pas en danger actuellement", a-t-elle insisté.

"Simplement, les deux colonies", toutes deux sur la commune de Die, "sont situées dans un cul-de-sac" et "même pour tranquiliser ces enfants et des parents qui sont loin, il nous est apparu raisonnable" de les évacuer.

Lundi, les habitants de deux petits villages, Montmaur-en-Diois et Barsac, soit 250 personnes, avaient déjà été évacués préventivement, alors que le feu était passé à 300 mètres de Montmaur.

"La situation s'améliore d'heure en heure", selon les pompiers

"La situation s'améliore d'heure en heure" dans la lutte contre l'incendie dans les Pyrénées-Orientales, a déclaré mardi Éric Belgioïno, directeur départemental du service d'incendie et de secours (Sdis66), même si le feu n'est "pas fixé", selon le préfet.

Les 850 soldats du feu déployés sur ce sinistre à l'ouest de Perpignan continuent de traiter, "dans des zones extrêmement difficiles d'accès", la quarantaine de kilomètres de lisière de cet incendie qui a parcouru, depuis samedi, 4.900 hectares.

Laurent Nuñez annonce six interpellations

Six personnes "susceptibles d'avoir eu une action" sur des départs de feu dans le sud de la France, ont été interpellées par la gendarmerie, a annoncé Laurent Nuñez.

"La réponse de l'État sera implacable envers tous ceux qui, volontairement ou par imprudence, mettent en danger nos territoires, nos concitoyens et celles et ceux qui les protègent", prévient sur X le ministre de l'Intérieur.

Un incendie qui n'a pas progressé dans la nuit

L'incendie dans les Pyrénées-Orientales, qui a parcouru 4.900 hectares près de Perpignan et provoqué l'évacuation de 12.000 personnes, n'a pas progressé pendant la nuit grâce notamment à des contrefeux allumés par les pompiers, qui comptent mardi sur un appui aérien renforcé pour contenir le feu.

Les quelque 800 pompiers mobilisés, pour la plupart, depuis le départ de feu samedi soir à Trévillach, ont mis en place une stratégie de "feux tactiques", a expliqué lors d'un point presse le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe, "c'est-à-dire d'allumer des contre-feux pour circonscrire, limiter et empêcher la propagation de l'incendie".

11 blessés, dont sept pompiers et des dizaines d'évacués

L'incendie a fait 11 blessés légers, dont sept pompiers, et a endommagé de nombreux bâtiments, dont une vingtaine de maisons dans le village de Rodès.

Les flammes, parties samedi soir du village de Trévillach, se sont rapidement propagées, mais le feu n'a progressé lundi que d'environ 300 hectares.

Les habitants d'une vingtaine de communes du massif des Aspres et d'Ille-sur-Têt ont dû évacuer leur logement dimanche soir. "J'ai une pensée pour toutes ces personnes qui doivent probablement trouver le temps long (...) il faut qu'elles soient encore un peu patientes", a plaidé mardi le préfet.

Des conditions favorables aux incendies

Le niveau de risque d'incendie reste élevé dans les Pyrénées-Orientales en raison des températures mais aussi d'un phénomène de brise sèche, et le sera jusqu'à la fin de semaine, a prévenu Charlotte Couture, de Météo-France.

Dans ce département, "il y a plus d'un mois qu'il n'a pas plu du tout et plus de deux mois qu'il n'a pas plu de façon significative", a-t-elle insisté.

Les Pyrénées-Orientales continuent d'observer une vigilance orange canicule, comme 60 autres départements français mardi, avec des températures qui ont atteint par endroits jusqu'à 40°C après un premier épisode caniculaire historique fin juin.

Des incendies qui se multiplient à travers le pays

En plus des Pyrénées-Orientales, dans le Gard, trois incendies dont celui de Lédenon (540 hectares) ne sont "pas encore éteints", mais "tous maîtrisés et en bonne voie" de l'être, a indiqué un porte-parole des pompiers.

Au causse Méjean, en Lozère, un incendie déclenché lundi après-midi par des travaux agricoles a brûlé 200 ha avant d'être maîtrisé, mais pas fixé, mardi matin. Un autre incendie à Saint-Bonnet-Laval, n'est lui pas maîtrisé mais ne progresse plus, après avoir parcouru 130 ha.

Dans l'Hérault, le feu qui a parcouru quelque 275 hectares à Carlencas-et-Levas est "toujours actif" mardi matin, mais "ne progresse plus", ont indiqué les pompiers à l'AFP. Un homme interpellé près de la zone et déjà condamné en 2020 pour des faits de destruction par moyens dangereux pour les personnes, est en garde à vue.