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«Il faut être avec eux» : à Strasbourg, les habitants soutiennent la manifestation des policiers prévue samedi

[Carla Bernhardt / AFP]

Après les agriculteurs et les médecins, les forces de l’ordre descendent dans la rue ce samedi 31 janvier. À l’appel du syndicat Alliance, des milliers de policiers mobilisés dans une vingtaine de villes de France réclament davantage de moyens et de reconnaissance.

Après les agriculteurs, les médecins, ce sont désormais les policiers qui descendent dans la rue. Ce samedi 31 janvier, des milliers d’agents nationaux, dans une vingtaine de villes de France, manifesteront à l’appel du syndicat Alliance. 

Leurs revendications : plus de moyens, plus de considération, car leur profession, disent-ils, est à "bout de souffle". Et les policiers appellent les citoyens à se joindre à leur mouvement. Seront-ils soutenus ? À Strasbourg, les riverains sont de tout cœur avec les forces de l'ordre.

Des moyens jugés insuffisants sur le terrain

"Malheureusement je ne serai pas à la manifestation, mais moralement oui, à 300% même !" Selon Yannick, Strasbourgeois depuis toujours, tout le monde devrait soutenir les policiers en soulignant les problématiques auxquelles ils sont confrontés.

"Il faut être avec eux. Je trouve qu’on n’a pas le choix. Ils doivent nous protéger, ils doivent faire plein de choses et on oublie beaucoup que ces gens-là risquent leur vie pour nous. On ne leur donne aucun moyen pour le faire. Je trouve cela assez dramatique", poursuit-il.

Un manque de moyens que Danielle et son époux ont pu constater. "On a un neveu qui est policier et certains jours, il ne pouvait même pas faire des rondes parce que leur véhicule était en panne !", livre cette riveraine au micro d'Europe 1.

Un sentiment d’insécurité croissant

"Il y a besoin de règles et de rappeler de temps en temps les règles qu’on oublie. Bien sûr que [les policiers] sont nécessaires", ajoute-t-elle.

Nécessaires, oui, et de plus en plus, estime Alice : "Ça va mal. On ne se sent pas en sécurité ici. On a toujours peur, on est toujours en train de regarder derrière soi. La situation se dégrade."

Le rendez-vous est donné à 11 h, devant l’Hôtel de Police de Strasbourg, comme dans une vingtaine d’autres villes de France.