Après une semaine de mobilisation émaillée de violences, les blocus de plusieurs lycées se poursuivent cette semaine. A Lyon, de plus en plus d'élèves et de parents appellent à reprendre le chemin des cours, surtout pour ceux qui préparent le bac cette année.
Faut-il s'attendre à une nouvelle semaine noire sur le front de la contestation lycéenne ? 400 à 500 établissements resteront totalement ou partiellement fermés ce lundi 5 octobre, dont 160 en Ile-de-France.
Une situation qui inquiète les lycéens et la colère chez une partie leurs parents. Des parents solidaires avec les revendications de leurs enfants mais en total désaccord avec les méthodes employés par les casseurs.
"Les blocages tous les jours, ça va bien un moment", estime Maxime, élève de première au lycée Édouard Herriot. "Alors oui, ce n'est pas la majorité mais il y a des élèves qui ont envie que les cours reprennent enfin normalement", s'agace-t-il au micro d'Europe 1.
Une violence dénoncée
"Il faut arrêter, c'est un peu débile parce que si on demande quelque chose par la force, on ne va jamais rien avoir. Alors que si on demande normalement, il peut peut-être y avoir quelque chose. Surtout le problème, c'est que les gens qui manifestent, quand j'ai demandé leurs causes pour ce mouvement, ils étaient plus mobilisés pour Gaza et pour les violences policières alors que c'est pas du tout ça qu'il faut revendiquer", regrette-t-il.
Aurélien, lui, est lassé de toute cette violence. "Les casseurs qui viennent juste pour mettre des coups de mortier, ça je trouve qu'il faut que ça s'arrête, c'est très dangereux", s'alarme-t-il. "Nous c'est notre classe de première, donc on a quand même le bac en fin d'année, il faudrait quand même le préparer", poursuit le jeune homme.
"C'est très énervant"
Du côté des parents, la situation n'est guère plus favorable. A l'évocation du mouvement lycéen, Carole, maman d'un élève de terminale, perd son calme. "Il faut que ça s'arrête. C'est des gamins qui ont 15 et 16 ans, ils ne savent même pas pourquoi ils font des grèves, ils manifestent, mais regardez ce merdier là. On ne peut plus vivre normalement. C'est juste la débandade en fait", dénonce-t-elle.
"J'ai mon fils qui est en terminale, donc il passe un bac à la fin de l'année. Et là, on fait quoi ? On ferme un lycée. C'est-à-dire qu'il ne va pas en cours pour faire plaisir à 10-15 manifestants. La prochaine étape, on ferme la France ? C'est très énervant", assure la mère de famille.
Un retour à l'ordre qui n'est vraisemblablement pas pour tout de suite, se désole Carole, qui redoute déjà la prochaine manifestation.