Plus d'un tiers des lycées franciliens, soit plus de 160 établissements, seront fermés lundi, a annoncé Valérie Pécresse. La présidente de la région dénonce une "logique d'émeute urbaine" et promet que la région se portera partie civile dans chaque procès de casseur, alors que les dégâts sont estimés à sept millions d'euros.
Plus d'un tiers des lycées franciliens seront fermés lundi, soit plus de 160 établissements, à la veille d'une nouvelle journée de blocages redoutée par le gouvernement, a annoncé la présidente LR de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, sur Franceinfo.
"Malheureusement, on en aura plus de 160 qui seront fermés, ça veut dire en fait plus d'un tiers" des 468 lycées publics que compte la région, a déclaré Valérie Pécresse. "Je suis triste parce que je pense à ce tiers de lycéens qui ne va pas avoir cours pendant des semaines", a prédit la présidente de la région, estimant que "l'objectif" du mouvement est, selon ses instigateurs, "de tenir jusqu'aux vacances" de la Toussaint, qui commencent le samedi 17 octobre.
Une "logique d'émeute urbaine" dénoncée
Valérie Pécresse a déploré une "logique d'émeute urbaine" qui se substitue, selon elle, "à la logique de revendications qui sont légitimes". "Quand des gens, qui n'ont rien à voir avec le lycée, débarquent cagoulés de noir avec des bidons d'essence et viennent foutre le feu, ça s'appelle une logique d'émeute urbaine", a-t-elle critiqué, dénonçant une "manipulation d'un mouvement social".
La région se portera "partie civile dans chaque procès de casseur", a promis la présidente LR, rappelant que les dégâts dans la région étaient estimés en fin de semaine à sept millions d'euros.
Elle a appelé au "retour au calme", assurant que sa porte, ainsi que celle du ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, étaient "totalement ouvertes". "Il y a cette croyance, qui est pour moi absolument fausse, que quand on casse, on obtient gain de cause à la fin, mais ce n'est pas vrai", a-t-elle prévenu, appelant les parents à "responsabiliser" leurs enfants.
Un mouvement qui s'étend à l'échelle nationale
Depuis le début du mouvement de blocage lycéen, 824 personnes ont été interpellées en Île-de-France, dont "85% de mineurs", a indiqué samedi la préfecture de police de Paris à l'AFP. Les cours seront par ailleurs "totalement ou partiellement" suspendus lundi dans "400 à 500" lycées en France, où les conditions de sécurité "ne sont pas réunies", et 24 établissements ont été "incendiés ou saccagés", a annoncé dimanche le ministre de l'Éducation nationale.