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Hôpitaux sous tension avec la canicule : «Aujourd’hui, il n’y a plus un service public qui fonctionne», déplore Alexandre Devecchio

Alexandre Devecchio, rédacteur en chef du service débats du Figaro. [Europe 1]

La canicule qui touche la France depuis plusieurs jours commence à refluer, mais elle laisse derrière elle des hôpitaux sous tension et des débats sur la gestion des services publics. Entre surmortalité à domicile et critiques sur l’action de l’État, la polémique enfle.

Où passe l’argent ? La canicule amorce son reflux ce week-end mais, après avoir épuisé les corps, elle soumet les hôpitaux à une pression extrême. Les décès à domicile sont l’"angle mort" d’un phénomène d’une violence inédite.

Causées principalement par la combustion d’énergies fossiles par l’activité humaine, les vagues de chaleur comme celle qui frappe actuellement une grande partie de l’Europe sont appelées à s’intensifier, avec de lourdes implications économiques et sanitaires.

"La déliquescence de l’État"

Pour Alexandre Devecchio, rédacteur en chef du service débats du Figaro et chroniqueur de l’émission Eliot Deval et vous, cela témoigne de "la déliquescence de l’État". "Cette affaire, on y est depuis 2003. À l’époque, l’écologie avait moins de poids politique. On aurait dû faire les choses. On sort de la crise du Covid, où il n’y avait pas assez de lits, où les hôpitaux étaient déjà fragilisés, où l’on infantilisait déjà les Français. Qu’est-ce qui a été fait pendant ce temps-là, si ce n’est supprimer encore des lits ?", s’interroge-t-il.

Face à cela, il rappelle également qu’un nouveau CHU à Nantes ne sera pas climatisé. "Cela dit beaucoup de choses d’un État qui prélève plus que partout dans le monde. On est le pays le plus imposé au monde et aujourd’hui il n’y a plus un service public qui fonctionne", s’insurge le chroniqueur. Il dénonce une "catastrophe" et se demande "où passe l’argent".