Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Harcèlement scolaire : 500 sollicitations par jour au 3018, la plateforme d'aide aux jeunes victimes

À l'occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, immersion au 3018, le numéro géré par l'association e-Enfance. [© Carine Schmitt / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À l'occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, immersion au 3018, le numéro géré par l'association e-Enfance. Écoutants, juristes et psychologues y accompagnent chaque jour environ 500 enfants et parents confrontés au harcèlement, en classe ou en ligne.

À l'occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, les écoutants du 3018, la plateforme de signalement des jeunes victimes, répondent aux appels d'enfants en détresse et de parents désemparés. Un écolier sur trois serait victime de harcèlement, en classe ou en ligne sur les réseaux sociaux. 

Le cyberharcèlement est d'ailleurs une préoccupation largement partagée par les parents d'adolescents. En France, 85 % d'entre eux considèrent qu'il représente un risque pour leur enfant, selon une étude Ifop pour Orange.

Au bout du fil, des enfants et des parents

Au siège de l'association e-Enfance, qui gère le 3018, un nouvel appel arrive. Une écoutante décroche, casque sur les oreilles. "Est-ce que vous pouvez me décrire un peu les faits de harcèlement dont vous me parlez ?" À l'autre bout du fil, une maman appelle pour son fils, victime de violences physiques et verbales au collège. 

Un peu plus tôt, c'est une jeune adolescente qui a appelé à l'aide, la voix modifiée. "La semaine dernière, je me faisais harceler. On m'avait prise aux toilettes pour me donner des coups, on m'a pris mon sac, on m'a pris mon téléphone, on l'a cassé."

Les écoutants sont là pour rassurer et accompagner. "J'écoute toute l'histoire que le parent ou l'enfant a à nous raconter, je vais chercher à avoir les infos essentielles, surtout connaître les faits, et ensuite je demande les conséquences sur la santé physique et mentale de l'enfant", explique l'un d'eux.

Des signalements aux plateformes

Les juristes et psychologues d'e-Enfance peuvent signaler ces situations à l'Éducation nationale, et aux réseaux sociaux en cas de cyberharcèlement. "On a la possibilité de faire des signalements aux plateformes, de demander la suppression des contenus illicites, qu'ils soient harcelants ou moqueurs", explique Caroline, coordinatrice de l'équipe du 3018. Le service est joignable par téléphone ou par tchat sur l'application. Chaque jour, le 3018 reçoit en moyenne 500 sollicitations.