Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Grève SNCF : 1 TGV sur 3 annulé et 1 Intercité sur 2, trafic régional «fortement perturbé»

[AFP]

Ce mercredi sera marqué par une grève à la SNCF à l'appel de quatre syndicats. "En moyenne" 1 TGV sur 3 est annulé et un Intercité sur 2. Le trafic régional est également "fortement perturbé".

La grève à la SNCF mercredi à l'appel de quatre syndicats représentatifs de l'entreprise ferroviaire entraînera des "perturbations" sur le réseau, avec "en moyenne" 1 TGV sur 3 annulé, un Intercité sur 2 et un trafic régional "fortement perturbé", a annoncé SNCF Voyageurs lundi.

"Des perturbations sont à prévoir pour les TGV Inoui en France ou vers l'Europe, Ouigo, TGV Lyria, avec en moyenne 2 TGV sur 3 en circulation" et un train Intercité sur deux "de jour et de nuit", tandis que le "trafic régional sera fortement perturbé" notamment en Île-de-France "sur la plupart des lignes", indique un communiqué de SNCF Voyageurs sur les prévisions de trafic de cette journée.

Jean Castex affronte son premier bras de fer social

Pour ce coup de semonce, les syndicats ont choisi une date de grève hors grands départs, week-end ou baccalauréat et attendent une mobilisation "importante", première épreuve sociale de l'ère Castex. Le groupe ferroviaire prévoit de "mobiliser toutes ses ressources" en recourant notamment à des encadrants pour remplacer du personnel gréviste, comme le lui permet la loi.

"Notre but n'est pas d'anéantir la grève mais d'assurer le meilleur service pour nos clients", assure la direction de la SNCF, tout en admettant qu'elle n'a "pas les moyens de combler de façon exhaustive" l'ensemble du personnel qui prévoit d'être en grève ce jour-là.

Les syndicats s'opposent surtout à la mise en œuvre de la concurrence sur les rails français par le prédécesseur de Jean Castex à la tête de la SNCF Jean-Pierre Farandou. Cela "dysfonctionne", dénoncent la CGT Cheminots, l'Unsa Ferroviaire, Sud Rail et la CFDT Cheminots.

"La balle est dans le camp de la direction"

Outre un arrêt des réorganisations et filialisations en cours, génératrices "d'urgences sanitaires et sociales" chez les cheminots, les syndicats demandent une augmentation générale des salaires. Selon eux, les améliorations salariales obtenues pour 2026 sont loin de compenser l'inflation observée depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février.

"D'abord, nous demandons que les cheminots du groupe public unifié (GPU) et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits", a souligné lundi Thierry Nier, secrétaire-général de la CGT Cheminot, premier syndicat du groupe, lors d'une conférence de presse commune avec les trois autres organisations.

"Des négociations peuvent s'ouvrir dès aujourd'hui, la balle est dans le camp de la direction", a-t-il ajouté.

Avant son arrivée à la tête de la SNCF en novembre 2025, l'ex-Premier ministre Jean Castex avait assuré devant le Parlement qu'il serait le président d'un groupe unifié. "Nous lui disons 'chiche'", ajoute Thierry Nier, en demandant que l'État "reprenne son rôle de stratège" face au risque d'émiettement de l'entreprise.