Grève des routiers : faible mobilisation au troisième jour du mouvement et pénurie limitée de carburant

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Les actions sont peu nombreuses à la veille d'une réunion entre syndicats et patronat au ministère des Transports (image d'illustration de lundi) © XAVIER LEOTY / AFP
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Seules quelques actions, notamment des tractages, sont en cours dans la matinée du troisième jour de mobilisation des routiers contre la réforme du Code du travail. 

La mobilisation des routiers semblait retomber mercredi au troisième jour d'un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail lancé par FO et CGT Transports.

"Les gens se disent 'Attendons de voir'". La CGT-Transports ne recensait plus qu'"une dizaine de points d'action" au total, plus souvent des tractages, comme à Nantes, Rennes, Chambéry et Gennevilliers, en région parisienne, et quelques "barrages filtrants dans le Nord".

Selon son représentant, Jérôme Vérité, "les gens se disent 'Attendons de voir'", à la veille d'une réunion organisée par la ministre des Transports Elisabeth Borne pour tenter de calmer la grogne des routiers alors que la CFDT, premier syndicat du secteur, menace à son tour d'appeler à la grève à partir du 10 octobre.

Seulement quelques actions en cours. FO recensait à 8 heures seulement quelques "actions en cours" : tractage à Rennes, barrages filtrants à Lens (Pas-de-Calais) et dans la zone de fret de Bruges, près de Bordeaux, où les routiers "ne laissent passer que voitures et cars scolaires", d'après Bruno Lefebvre. À Marseille, "le mouvement a été suspendu" sur la voie publique, mais des grévistes "ciblent des entreprises, comme Eurotranspharma", société spécialisée dans le transport de produits de santé, a précisé un délégué CGT.

Les pénuries d'essence sont moins nombreuses que les jours précédents avec 83 stations en rupture totale et 187 en rupture partielle selon le recensement participatif du blog mon-essence.fr.

Mobilisation contre les risques de dumping social. Lundi et mardi, des routiers s'étaient mobilisés dans de nombreuses régions pour manifester leur inquiétude face à la réforme du Code du travail. Les forces de l'ordre sont souvent intervenues. Pour les grévistes, les ordonnances sont une porte ouverte au dumping social dans les petites et moyennes entreprises, en raison notamment de la primauté donnée aux accords d'entreprise sur les conventions négociées au niveau de la branche professionnelle pour toutes les annexes de rémunération (primes, 13ème mois...).

Une réunion au ministère. Pour dénouer la crise, Elisabeth Borne a invité syndicats et organisations patronales à une réunion jeudi pour notamment évoquer les moyens de lutter contre "le dumping social et la concurrence déloyale". Au préalable, tous les syndicats du secteur (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) ont été reçus mardi par des représentants du ministère.