Glyphosate : une pétition appelle la France à respecter son engagement

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Les signataires en appellent au principe de précaution.
Les signataires en appellent au principe de précaution. © THIERRY CHARLIER / AFP
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"Nous, signataires de cette pétition, demandons que le principe de précaution soit respecté et que la France sorte effectivement du glyphosate dès que possible", écrivent le signataires de cette pétition.

La France doit respecter son engagement de sortir du glyphosate en trois ans, en l'inscrivant dans la loi, réclame une pétition lancée par une trentaine d'ONG, syndicats agricoles et associations de consommateurs. Près de 43.000 personnes avaient signé cet appel mercredi, au 2ème jour de l'examen à l'Assemblée nationale de la loi agriculture et alimentation.

"Principe de précaution". "Nous, signataires de cette pétition demandons que le principe de précaution soit respecté et que la France sorte effectivement du glyphosate dès que possible, avec un plan d'accompagnement adapté pour les agriculteurs", dit le texte, adressé à Emmanuel Macron, Édouard Philippe, aux ministres de l'Agriculture Stéphane Travert, de la Transition écologique Nicolas Hulot et de la Santé Agnès Buzyn, ainsi qu'aux rapporteurs du projet de loi.

"Interdire ce produit nocif". Jugeant que "les arguments ne manquent pas, sanitaires, éthiques, environnementaux, agronomiques", ils "exhortent" ces responsables à "interdire ce produit nocif d'ici 2020". Après la décision de l'UE cet automne de prolonger pour cinq ans l'autorisation du fameux herbicide, "Emmanuel Macron s'était engagé à l'interdire 'au plus tard dans trois ans'", rappellent les organisations à l'origine de la pétition (Générations futures, Union de l'apiculture française, Réseau Environnement Santé, WWF, Bloom, UFC-Que choisir, Ligue contre le cancer, Foodwatch, LPO, Fondation pour la nature et l'homme, etc).

Avis défavorable du ministre de l'Agriculture. "Or, le gouvernement semble rétropédaler" puisque plusieurs propositions d'amendement (à la loi) pour interdire le glyphosate, ont été retirées, "suivant ainsi l'avis défavorable du ministre de l'Agriculture", s'alarment-elles, ajoutant qu'"il n'est pas trop tard : l'engagement d'interdire le glyphosate en France au plus tard dans trois ans peut encore être intégré à cette loi". Les députés ont entamé mardi huit jours de débats sur cette vaste loi qui doit couvrir aussi bien la rémunération des agriculteurs que les questions d'alimentation.