"Gilets jaunes" : quatre hommes condamnés après des violences contre la gendarmerie à Dijon

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Sept gendarmes avaient été blessés. (photo d'illustration)
Sept gendarmes avaient été blessés. (photo d'illustration) © PASCAL PAVANI / AFP
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Des peines allant jusqu'à un an de prison ferme ont été prononcées vendredi à l'encontre de quatre "gilets jaunes", poursuivis pour avoir agressé des gendarmes dans leur caserne à Dijon début janvier.

Quatre hommes ont été condamnés à de la prison ferme vendredi par le tribunal correctionnel de Dijon pour des faits de violences à l’encontre de gendarmes, en marge de la manifestation des "gilets jaunes" le 5 janvier à Dijon, a indiqué le procureur de la République Eric Mathais dans un communiqué.

Sept gendarmes blessés. Le 5 janvier, alors qu’un cortège de "gilets jaunes" se déplaçait devant le siège de la région de gendarmerie de Bourgogne Franche-Comté, un portillon a été violemment enfoncé par un individu armé d’une barrière métallique. Une patrouille de gendarmes était alors intervenue, repoussant toute intrusion mais essuyant des jets de projectiles de la part des manifestants. Sept gendarmes ont été blessés, dont deux sérieusement, et 50 mètres de la clôture d'enceinte ont été arrachés par les manifestants, rappelle le communiqué. Les quatre principaux suspects ont été interpellés mercredi et déférés vendredi au tribunal correctionnel. 

Quatre condamnations. Deux d’entre eux, deux hommes âgés de 30 et 33 ans, ont été condamnés notamment pour des faits de violences avec des circonstances aggravantes, à deux ans de prison dont un avec sursis, et mise à l’épreuve, une peine assortie d’une interdiction de manifester pendant deux ans. L'un d'eux a été écroué dans la foulée. Les deux autres hommes, âgés de 21 et 25 ans, ont été pour leur part condamnés à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis, et une mise à l’épreuve. Une interdiction de manifester pendant deux ans a également été prononcée par le tribunal à leur encontre. Deux autres personnes, suspectées d'avoir participé à l'intrusion et diffusé des images des violences, ont été convoquées ultérieurement devant le tribunal correctionnel.