Gilets jaunes : le manifestant matraqué à Besançon dément la version des autorités, la préfecture saisit l'IGPN

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La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux.
La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux. © Capture d'écran Twitter
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Samedi, lors de l'acte 20 des "gilets jaunes", un policier a été filmé en train d'adresser un coup de matraque à un manifestant.

C'est une vidéo qui avait à nouveau relancé les accusation de violences policières. Filmées samedi et publiées sur les réseaux sociaux, des images tournées à Besançon montraient un manifestant frappé par un policier en marge de "l'acte 20 des gilets jaunes". Après avoir évoqué des images "sorties de leur contexte", la préfecture du Doubs a finalement décidé de saisir l'IGPN, tandis que le "gilet jaune" matraqué dément la version officielle dans L'Est républicain

Interrogée dimanche par le quotidien régional, la préfecture du Doubs, si elle reconnaissait que l'homme était "légèrement blessé", précisait que "les forces de l'ordre étaient sur le point d'interpeller un casseur déjà bien identifié. L'homme sur le chemin tentait de faire obstruction à l'interpellation et essayait de ramasser un spray de lacrymogène à ses pieds", expliquait-elle encore. 

"Je suis un militant pacifiste". Le jeune homme de 22 ans, Mathias, rejette ces accusations. "A la base, je voulais partir de là", assure-t-il."J'ai vu une grenade à mes pieds. Je me suis écarté car j'ai cru qu'elle allait exploser. J'ai interpellé un policier en lui disant de la ramasser (...) D'un coup, j'ai senti un violent coup. Au début, je ne pensais pas que c'était un coup de matraque".

"Ce que j'ai entendu est totalement faux. Je suis un militant pacifiste. Je n'ai jamais fait entrave ni tenté de lancer quoi que ce soit sur les policiers", assure-t-il encore, faisant le point sur ses blessures : "j'ai eu deux points de suture à l'intérieur et six à l'extérieur.

Pas de plainte déposée. Dans son communiqué, la préfecture a finalement annoncé avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale pour une enquête administrative "afin d'apporter un éclairage complet sur les circonstances dans lesquelles le bâton de défense souple a été employé". "Dans le cadre d'une opération d'interpellation d'un individu suspecté d'avoir jeté des projectiles contre les forces de l'ordre, un policier a utilisé son bâton de défense souple à l'encontre d'une personne 'gilet jaune' qui lui a a semblé faire obstacle à la progression de la police par des actes d'hostilité", explique désormais la préfecture.

Pour l'instant, Mathias n'a pas encore décidé s'il allait ou non déposer plainte.