"Gilets jaunes" : le directeur de la police rappelle les conditions d'utilisation des lanceurs de balles

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Après les polémiques autour des lanceurs de balles, le patron de la police nationale rappelle aux forces de l'ordre les conditions pour les utiliser.
Après les polémiques autour des lanceurs de balles, le patron de la police nationale rappelle aux forces de l'ordre les conditions pour les utiliser. © BERTRAND GUAY / AFP
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Dans un courrier transmis aux forces de l'ordre mardi, le directeur de la police nationale Eric Morvan rappelle les règles d'utilisation des lanceurs de balles et appelle les agents au "respect très strict des dispositions contenues dans ce message".

Alors que plusieurs manifestants "gilets jaunes" ont été blessés par des tirs de lanceurs de balle de défense ces dernières semaines, le directeur de la police nationale Eric Morvan a rappelé les conditions d'utilisation de ces armes non-létales dans un document envoyé mardi et consulté par France 3

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Un tir pour se "dissuader" ou "neutraliser". Le lanceur de balles de défense de calibre 40 mm (LBD 40) "peut être employé lors d'un attroupement (...) en cas de violences (...), à l'encontre des forces de l'ordre" ou "si elles ne peuvent défendre autrement le terrain qu'elles occupent", écrit-il. Le LBD peut également servir à "dissuader" ou "neutraliser une personne violente et/ou dangereuse". Des situations qui correspondent aux "émeutes urbaines" auxquelles les policiers sont confrontés lors des manifestations des "gilets jaunes".

Un respect des règles fixées. Néanmoins Eric Morvan demande aux policiers de "veiller rigoureusement au respect des conditions opérationnelles" de cette arme comme les intervalles de distance (pas moins de 10 mètres) et les parties du corps qui peuvent être visées (le torse et les membres supérieurs et inférieurs). Après un tel tir, il convient de "s'assurer de l'état de santé de la personne", rappelle le directeur de la police nationale. 

Eric Morvan "demande" le "respect très strict des dispositions contenues dans ce message et de donner des instructions impératives afin qu'elles soient rappelées lors des briefings opérationnels précédant chaque opération de maintien de l'ordre".

200 signalements. Selon France Inter vendredi, l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été saisie dans 78 dossiers liés aux manifestations de "gilets jaunes" et 200 signalements lui ont été transmis pour cette période. Le préfet de Gironde et le parquet ont saisi l'IGPN après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant un "gilet jaune" blessé à la tête à Bordeaux samedi, à la suite de tirs policiers