"Gilets jaunes" : itinéraire d'un casseur de l'"acte 13"

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Pendant plus de trois heures, des policiers ont suivi un casseur dans les rues de Paris, samedi, lors de l'"acte 13" des "gilets jaunes", avant de pouvoir l'interpeller. Europe 1 a pu consulter le procès-verbal établi suite à l'arrestation de l'individu.

C'est un exemple de ces casseurs qui agissent chaque samedi au sein des cortèges. Europe 1 a pu consulter le PV établi suite à l'interpellation d'un individu, samedi à Paris, lors de l'"acte 13" des "gilets jaunes". Repéré comme véhément envers les forces de l'ordre, les policiers ont suivi son périple de destruction tout au long de l'après-midi, avant de procéder à son arrestation.

Interpellation différée en raison du contexte hostile. Son périple commence boulevard Saint-Michel, lorsque le jeune homme de 25 ans sort un marteau de son sac à dos pour s'attaquer à la vitrine d'une banque. Il est presque 14h30 et l'individu porte un gilet jaune sur une tenue entièrement noire, un masque et des lunettes de protection. Il enchaîne avec une agence voisine, appartenant à une société d'assurance.

"Gilets jaunes" : itinéraire d'un casseur de l'"acte 13"

Les policiers reportent son interpellation car il évolue au sein d'un groupe très hostile, expliquent-ils. Mais ils le suivent et le filment alors qu'il s'en prend à pas moins de six commerces en à peine une heure. A chaque fois, le jeune homme récupère les morceaux de marbre des devantures pour les jeter sur les policiers en uniformes.

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Plusieurs véhicules incendiés. Il s'en prend également à plusieurs voitures, notamment des BMW ou encore tous les modèles d'exposition d'une concession Renault. Une Porsche appartenant au célèbre chef cuisinier Christian Etchebest est incendiée. Il s'attaque également tour à tour à un véhicule de police, à un véhicule de patrouille Sentinelle et à un fourgon de l'administration pénitentiaire.

C'est une charge menée par les CRS aux abords des Champs-Elysées, qui permet aux policiers d'isoler et d'arrêter le jeune homme après trois heures et demi de violence. Proche de la mouvance d'ultra gauche, il est déjà connu des services de police pour des dégradations.

Europe 1
Par Salomé Legrand, édité par Grégoire Duhourcau