"Gilets jaunes" : il faut que la contestation "se structure", dit Castaner

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Estimant qu'"il n'y a pas d'ordre public sans règles" ni "volonté de dialoguer", le ministre de l'Intérieur a fustigé ceux qui "exigent" de rencontrer le gouvernement mais refusent ensuite de négocier.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a jugé nécessaire que la contestation des "gilets jaunes", qui entament leur troisième samedi de mobilisation, "se structure" pour qu'une réponse puisse leur être apportée. "Dans une contestation à un moment donné, il faut accepter le dialogue, quelques règles", a affirmé le ministre, venu sur les Champs-Élysées saluer la mobilisation des forces de l'ordre.

Une concertation qui doit permettre d'"entendre ces colères". "Il n'y a pas d'ordre public sans règles" ni "volonté de dialoguer", a-t-il souligné, fustigeant ceux qui "exigent" de rencontrer le gouvernement mais refusent ensuite de négocier. "C'est ce à quoi le Premier ministre et le président de la République ont invité les manifestants", notamment avec une concertation de trois mois sur le territoire qui doit permettre d'"entendre ces colères", a ajouté le ministre. Mais "qu'elles se structurent, s'organisent et qu'on puisse apporter des réponses" a-t-il ajouté, affirmant que "nous en avons déjà apporté, il faut continuer" à le faire.

 

Pour ce troisième samedi de manifestation "la sérénité est le plus important, que ceux qui veulent manifester puissent manifester", a-t-il affirmé. Il s'agit aussi d'"empêcher ceux qui sont venus pour casser", et que "ce droit fondamental de manifester ne soit pas un empêchement aux commerçants de Paris de pouvoir exercer leur activité", a-t-il dit.

"Notre responsabilité est de faire en sorte que tout se passe au mieux." "Beaucoup de Français qui veulent se déplacer se plaignent aussi de ces blocages et notre responsabilité est de faire en sorte que tout se passe au mieux", a-t-il ajouté, tout en condamnant les violences "inadmissibles" contre les forces de l'ordre depuis le début de la mobilisation il y a deux semaines.