Alors que 20.000 personnes ont investi un site militaire près de Bourges ce week-end, dans le cadre d'une free party, une question demeure. Comment ces dernières ont-elles pu se rendre dans cet endroit hautement sensible, sans en être empêchées ?
Après trois jours de fête, la free party dans le Cher est sur le point de prendre fin. Au total, 20.000 participants se sont rassemblés sur un site militaire près de Bourges, où 19.636 contrôles ont été réalisés, et neuf individus interpellés au cours du week-end.
Ce rassemblement illégal était toujours en cours lundi en fin de journée, avec 5.000 personnes présentes sur le site, selon la préfecture. Un mot d’ordre passé, en conséquence, par Laurent Nunez : contrôler et verbaliser toutes les personnes qui quittent les lieux.
Plusieurs dégradations constatées
Plus de 3.500 procès-verbaux ont ainsi été dressés. Des amendes pour être entré sur un terrain militaire, d’autres pour participation à un rassemblement illégal, à hauteur de 300 euros par personne. Au total, plus de 150 individus ont été verbalisés pour détention de stupéfiants.
Plusieurs dégradations ont aussi été constatées : un barrière cassée, de nombreux tags, un coffret électrique endommagé… Et des blessés. 87 personnes ont été prises en charge à l’hôpital ce week-end.
Une question demeure : comment 20.000 personnes ont-elles pu se rendre sur un site militaire hautement sensible, sans en être empêchées en amont ?
Le gouvernement entend porter une proposition de loi prévoyant une peine de six mois de prison et 30.000 euros d’amende pour les organisateurs des rave-party. Un texte adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, le mois dernier.