Publicité
Publicité

Féminicide à Cagnes-sur-Mer : le suspect déjà visé par une plainte d'une ex-compagne

Europe1 .fr avec AFP - Mis à jour le . 1 min
Image d'illustration
Image d'illustration © FRANCOIS GUILLOT / AFP

Le suspect du meurtre de sa compagne à Cagnes-sur-Mer avait déjà fait l'objet d'une plainte pour violences conjugales, déposée par une ancienne petite amie. 

Le jeune homme mis en examen pour le meurtre à Cagnes-sur-Mer de sa compagne avait déjà été visé par une plainte pour violences déposée par une ex-petite amie en 2016 et classée sans suite faute de pouvoir être étayée, a déclaré mercredi la procureure de Grasse. "Cette ancienne petite amie, mineure au moment des faits, avait déposé plainte au commissariat d'Antibes en indiquant avoir reçu une claque et puis qu'Amin aurait tenté, en lui liant les poignets et les pieds, de la projeter dans une baignoire parce qu'elle aurait été susceptible de l'avoir trompé", a précisé la procureure.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Insuffisamment caractérisée", cette plainte déposée plusieurs mois après les faits allégués avait été classée sans suite, a indiqué la magistrate, ajoutant que la victime avait refusé une confrontation avec le suspect. Lui-même avait alors nié les faits, assurant au contraire que c'était sa petite amie qui, jalouse, le harcelait.

Deux autres plaintes déposées par la propre mère du suspect

La procureure a fait état également d'une main courante déposée par la maman de cette jeune fille mineure expliquant qu'Amin aurait "poussé involontairement" sa fille sur une voie ferrée. Deux autres plaintes ont aussi visé le jeune homme en 2017 et 2018, déposées par la propre mère d'Amin. Cette dernière avait d'abord fait état de menaces de son fils voulant l'obliger à quitter le domicile "afin qu'il puisse avoir des relations avec ses copines", a précisé la magistrate --une plainte finalement retirée--, puis de violences sur ascendant, mais sans certificat médical. Cette dernière plainte avait été classée.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

La procureure a par ailleurs indiqué que le suspect, mis en examen soir mardi pour meurtre aggravé (par concubin), des faits pour lesquels il encourt la réclusion criminelle à perpétuité, et placé en détention provisoire, a constamment nié au cours de sa garde à vue les faits de violences contre sa compagne Salomé, reconnaissant simplement une dispute entre eux. Selon le témoignage d'un ancien employeur de Salomé recueilli par l'AFP, le jeune homme ne souhaitait pas que Salomé travaille, la soupçonnant notamment de le tromper avec un autre employé. 

Une autopsie doit être pratiquée mercredi pour déterminer les causes exactes du décès de cette dernière, la victime portant "de nombreuses traces de violences notamment à la face mais aussi une trace de strangulation".