Les blocus de lycées se poursuivent un peu partout en France. Depuis une semaine, le mouvement, émaillé de violence, mobilise les adolescents. À Marseille, face aux épisodes de violences urbaines, les parents s'inquiètent pour leurs enfants.
Les blocus se poursuivent un peu partout en France. Depuis plus d'une semaine, les lycéens du pays manifestent face à un manque de moyens dans leurs établissements, notamment face au manque de professeurs. Un mouvement marqué par des heurts avec les forces de l'ordre à certains endroits, ce qui inquiète les parents.
À Marseille (Bouches-du-Rhône), la nouvelle journée de mobilisation se traduit d'abord par un SMS pour les parents, indiquant que le lycée Daumier restera fermé.
"Chers parents, suite à des informations m'indiquant que des jeunes souhaitent empêcher vos enfants d'accéder à l'établissement avec des poubelles et d'y mettre le feu, je prends la décision de fermer l'établissement", peut-on y lire. "Je trouve ça raisonnable. Et voir cette espèce de manifestation, ce n'est pas utile, ils sont jeunes, ils sont mignons, ils n'ont pas à être là-dedans", estime cette mère de famille.
Peur des bagarres et des mouvements de foule
Car les images des violences ont déjà bousculé les habitudes. Alexis, par exemple, accompagne à nouveau son fils jusqu'aux grilles du lycée, comme quand il était écolier : "Je lui dis surtout, 'Fais attention, éloigne-toi de tout ça. Je vais passer devant pour voir que tout va bien'", explique-t-il au micro d'Europe 1.
"La crainte, c'est que, soit des enfants se battent entre eux, soit que d'autres élèves qui sont dans d'autres établissements puissent les empêcher d'étudier. On peut penser aussi à un mouvement de foule, un incendie, etc", poursuit le père de famille.
Très inquiète également de la tournure des événements, l'association de parents d'élèves MPE13, administrée par Shéhérazade Bettaibi, appelle les adultes à venir encadrer les lycéens : "On doit être présents à la fois en soutien et en protéger, que peut-être notre présence dissuade les personnes qui souhaiteraient faire preuve de violence". Ce mardi par sécurité, plusieurs établissements de l'académie resteront fermés.