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Actuellement à l'antenne

En directBlocus des lycées : entre 20.000 et 40.000 manifestants attendus dans le cortège parisien

[FRED TANNEAU / AFP]
Ce mardi 6 octobre marque l'acte III du mouvement de mobilisation lycéenne. Les lycéens vont de nouveau manifester partout en France pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement. Des cortèges sont organisés dans une trentaine de villes. À Paris, entre 20.000 et 40.000 manifestants sont attendus. Suivez notre direct.
78% des jeunes estiment que les responsables politiques "préparent mal leur avenir", selon un sondage

Près de huit jeunes sur dix (78%) estiment que les responsables politiques "préparent mal leur avenir" et 64% "ne font pas confiance" aux candidats à la présidentielle pour prendre en compte leurs préoccupations, selon une enquête publiée mardi et réalisée auprès de 3.000 jeunes de 18 à 29 ans.

Selon cette enquête en ligne réalisée du 23 juillet au 5 août par Ipsos/BVA, seulement un quart des jeunes jugent que "les responsables politiques comprennent leurs difficultés quotidiennes" et "prennent des décisions qui vont dans l'intérêt des jeunes".

Seuls un quart des jeunes sont ainsi confiants sur l'avenir de la France, même si le chiffre varie du simple au double (16% contre 32%) selon qu'on est en "difficulté financière" ou "à l'aise".

Ainsi 89% pensent qu'ils devront travailler plus longtemps que les générations précédentes ; 86% estiment qu'ils auront davantage de difficultés à accéder à la propriété ; 84% anticipent davantage de difficultés à trouver un emploi stable. Près de huit sur dix (79%) ont déjà envisagé de construire leur vie ailleurs qu'en France, dont 34% sérieusement.

Déclaration
"Le gouvernement porte une énorme responsabilité", juge Sébastien Chenu

Le vice-président du Rassemblement national et député du Nord Sébastien Chenu était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mardi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il estime que "le gouvernement porte une responsabilité énorme" face à la colère des lycéens.

"Il y a plusieurs responsabilités dans ce que nous traversons aujourd'hui. D'abord, je pense que le gouvernement a une responsabilité énorme. Il n'a rien anticipé", estime-t-il au micro d'Europe 1-CNews. "Car en réalité, on est sur 40 ans d'échec du système éducatif qui sont enfin mis en lumière. Mais en réalité, les problèmes, on ne les découvre pas !", s'agace-t-il face à Laurence Ferrari.

Info Europe 1
Entre nécessité et proportionnalité, un maintien de l’ordre délicat

C'est une nouvelle journée délicate qui s'annonce pour les forces de l'ordre. Ce lundi 5 janvier, un jeune garçon de 15 ans a vu sa main arrachée, à Lens (Pas-de-Calais), par une grenade de désencerclement. Un cas "humainement dramatique" pour le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, et qui questionne à nouveau les moyens de force intermédiaire utilisés par les policiers.

Les instructions de Laurent Nuñez exigent ainsi un "juste équilibre entre proportionnalité des interventions et nécessaire maintien de l’ordre". Une consigne "facile à écrire, beaucoup moins à exécuter", peste un policier.

Toutes les caméras vont être braquées sur la manifestation parisienne. Au premier blessé, l’action policière risque d’être décriée. "Nous savons qu’il y a des enfants dans les cortèges, nous sommes forcément dans la retenue", assure un cadre policier qui dénonce une forme d'hypocrisie au sommet de l'État.

Entre 20.000 et 40.000 manifestants attendus à Paris

Pour la manifestation prévue à Paris, à partir de 14h00, quelque 2.000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour encadrer un cortège qui pourrait compter entre 20.000 et 40.000 manifestants. La vigilance des autorités porte aussi sur d'éventuels "prérencards" dès la mi-journée dans plusieurs endroits de la capitale, sans déclaration préalable en préfecture.

Alerte
Un "acte III" sous très haute surveillance

Des dizaines de milliers de lycéens vont de nouveau manifester, ce mardi, partout en France pour des moyens et une place nouvelle pour la jeunesse, sous haute surveillance des autorités et du gouvernement qui ne parviennent pas à baisser la température après plusieurs jours de tensions, des dégradations et des cohortes de blessés.

Pour cet "Acte III" d'un mouvement qui a démarré mi-septembre en région parisienne avant de s'étendre, les lycéens ont reçu le soutien d'une intersyndicale de l'Éducation nationale (FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires) qui a appelé à descendre dans la rue à leurs côtés, à Paris, Lyon, Marseille et une trentaine d'autres villes.