Explosion à Paris : "Aucune intervention n'est banale", explique le porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris

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Le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris et invité de Nikos Aliagas sur Europe 1 lundi matin, a rendu hommage aux deux pompiers morts lors de l'explosion à Paris, samedi matin.
INTERVIEW

"La moyenne d'âge des sapeurs-pompiers de Paris, c'est 27, 28 ans. A 27, 28 ans, on est capable de donner sa vie." C'est ce qu'ont fait le caporal-chef Simon Cartannaz et le 1ère classe Nathanaël Josselin, respectivement âgés de 28 et 27 ans, samedi, lors de l'explosion de la rue de Trévise à Paris. Lundi matin, au micro de Nikos Aliagas sur Europe 1, le lieutenant-colonel Gabriel Plus a tenu à rendre hommage à ces deux soldats du feu tombés lors de cette intervention.

Ils avaient 27 et 28 ans. Deux pompiers sont morts lors de l'explosion rue de Trévise à Paris

"Les soldats de la brigade sont fiers de leurs camarades." Désormais, "il y a 8.500 militaires de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris qui sont dans la douleur". Dans les rangs des pompiers parisiens, il y a donc de la peine, mais également beaucoup de fierté : "Les soldats de la brigade, aujourd’hui, sont fiers de leurs camarades qui ont donné un sens à leur existence." Une existence guidée par une devise, celle des sapeurs-pompiers de Paris, "sauver ou périr".

"C’est une terrible devise que celle de sauver ou périr", souligne le lieutenant-colonel Gabriel Plus. "C’est rare de donner sa vie", lâche-t-il avant de souligner qu'"aucune intervention n’est banale". "Aucune des 1.500 interventions quotidiennes des pompiers de Paris n’est banale."

>> De 7h à 9h, c’est deux heures d’info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

"Ces six camarades ont permis de sauver plusieurs vies." C'était particulièrement le cas pour cette fuite de gaz dans le 9ème arrondissement de Paris, samedi matin. "Les six pompiers qui se présentent à l'adresse figent le risque, demandent aux habitants de ne pas quitter leur logement, d'être confinés. Peu de temps après, une explosion survient. Ces six camarades, dont le caporal-chef Cartannaz, dont le 1re classe Josselin, ont permis de sauver plusieurs vies. Ils ont senti cette situation un peu anormale", détaille Gabriel Plus. "Il y a eu des vies sauvées."