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Thibaud Hue, édité par Loane Nader // crédit photo : Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP , modifié à
Chaque jour, Europe 1 se penche sur une idée ou un problème dans votre quotidien. Ce jeudi, ce sont les repas parfois trop gras, trop sucrés ou trop salés de nos enfants qui sont dans le viseur de l'ONG Foodwatch. D'après cette dernière, 9 produits sur 10 ne devraient pas faire l'objet de marketing ciblant les plus petits.

On le sait, les enfants ont un faible pour le sucre et les aliments trop gras ou trop salé. C'est pourquoi l'ONG Foodwatch alerte sur la pratique du marketing autour de ces produits, qui 9 fois sur 10 ne devraient pas en faire l'objet, selon elle, tant ils sont mauvais pour la santé des plus petits. D'autant que certains parents peinent à faire face à cette problématique sanitaire.

C'est notamment le cas de Nathalie, mère de famille, qui vide son sac de courses dans le coffre de sa voiture, avec, au milieu des brocolis et des avocats, un paquet très voyant. Sur son emballage se trouve l'image d'un panda issu de dessin animé, ce qui n'a rien à voir avec le choix de ses enfants, comme ils l'assurent. "J'ai un de mes fils qui est attiré par ces céréales-là, il dit que ça n'a rien à voir avec les autres", rapporte la mère de famille. Sans surprise, ce choix n'est pas qu'une question de goût pour l'enfant. "Il y a beaucoup de couleurs, c'est bien décoré, ça donne envie." 

"Quand c'est non, c'est non"

Des emballages aguicheurs qui séduisent également la fille de Sandrine, la jeune maman lui a alors appris comment différencier les produits du magasin. "En fait, il y a quelque chose qui aide, c'est la classification de A à E. C'est elle qui nous dit 'Non, ce n'est pas bon pour la santé'", félicite cette maman. "Donc quand eux comprennent et peuvent le lire eux-mêmes, ça peut être intéressant."

Mais parfois le marketing est plus fort que la pédagogie. Bertrand achète donc le strict minimum, se cantonne aux produits sains, et reste ferme avec ses enfants. "On dit non, et quand c'est non, c'est non. Lorsqu'on sait, par exemple, que tel produit est trop sucré stylé coca, c'est niet !" Enfin, pour empêcher toute tentation, Marie-José emploie une technique plus drastique encore et interdit à son enfant smartphone et télévision, afin de lui éviter tout contact avec la publicité.