Face au retour des fortes de chaleurs, de plus en plus de bouches d'incendies sont ouvertes illégalement par des jeunes pour tenter de se rafraîchir. Une vingtaine d'entre elles ont été ouvertes ces derniers jours en Île-de-France notamment. Un fléau pour les pompiers, qui peut compromettre certaines de leurs opérations.
La chaleur revient en France, et avec elle, l'ouverture illégale des bornes à incendies dans certaines quartiers pour se rafraîchir. Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, une quinzaine de jeunes, torses nu, vient d'ouvrir une bouche à incendie. Un geyser d’une dizaine de mètres s’élève au-dessus de la route, alors que la température extérieure dépasse les 30 degrés.
La scène se passe dans le Val-d’Oise. D'autres du même type ont été observées ces derniers jours ailleurs en Ile de France ou encore à Dunkerque. Mais ouvrir ces bouches à incendie n’a rien d’anodin. L'ouverture des bouches à incendie gaspille près de 30.000 litres d'eau par heure. Et attention à la pression de l'eau, qui peut blesser les plus jeunes.
Une action condamnée par la loi
Surtout, ces comportements entrainent une baisse de pression sur les réseau, pénalisant l'action des pompiers, explique Eric Brocardi, porte parole des sapeurs-pompiers de France.
"On peut se retrouver effectivement avec un incendie où les sapeurs-pompiers ne peuvent plus avoir de l'eau suffisamment pour pouvoir alimenter l'ensemble des engins qui sont là pour faire une lutte contre les incendies d'infrastructures en milieu urbain", note-t-il au micro d'Europe 1.
Pourtant la loi est claire : l’ouverture de ces bouches sans motif est passible de jusqu’à 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende.