Environnement : plus de 80% des actifs veulent un travail en adéquation avec le défi climatique

Seulement 20% des salariés interrogés estiment que leur travail actuel contribue positivement à la transition écologique (Illustration).
Seulement 20% des salariés interrogés estiment que leur travail actuel contribue positivement à la transition écologique (Illustration). © Free-Photos / Pixabay
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avec AFP
Selon une étude publiée mardi par l'Unédic et menée par Elabe, plus de huit actifs sur dix souhaitent que leur travail soit en adéquation avec le défi climatique. 7 salariés sur 10 jugent également qu'un engagement de leur entreprise en faveur de la protection de l'environnement les inciterait à y rester durablement.

Plus de huit actifs sur dix souhaitent que leur travail soit en adéquation avec le défi climatique même si 25% ne savent pas si leur emploi actuel a un impact sur l'environnement, selon une étude publiée mardi par l'Unédic. L'enquête menée par Elabe montre que 85% des actifs interrogés font état d'une préoccupation, voire d'une anxiété, face à la situation de l’environnement.

 

Ils sont 84% à souhaiter que leur travail soit en adéquation avec le défi climatique : 38% espérant qu'il contribue positivement à protéger l'environnement et 46% qu'il n'ait pas d'impact négatif. Mais ils ne sont que 20% à estimer que leur travail actuel contribue positivement à la transition écologique, 39% à juger qu'il n'a pas d'impact négatif et 25% à dire qu'ils ne savent pas, les autres (16%) évoquant un impact négatif.

La protection de l'environnement, un facteur pour rester dans l'entreprise

Autre indicateur : plus de la moitié des sondés (54%) estime que le niveau de compétences des actifs n'est pas à la hauteur des enjeux écologiques. L'étude montre aussi qu'un quart des actifs (26%) envisagent (ou ont déjà sauté le pas) de changer de métier, d'entreprise ou de secteur pour mettre leur vie professionnelle en cohérence avec leurs préoccupations écologiques. Et 7 salariés sur 10 jugent qu'un engagement de leur entreprise en faveur de la protection de l'environnement les inciterait à y rester durablement.

Lorsqu'on demande aux actifs de désigner les conséquences du changement climatique sur leur vie professionnelle, ils citent en premier lieu la dégradation des conditions de travail en raison de températures extrêmes ou de catastrophes naturelles(16%) devant l'augmentation du prix de l'énergie, des matières premières et transports (9%) et des difficultés économiques pour les entreprises (6%).

 

Cette étude de l'organisme paritaire qui gère le régime d'assurance chômage est le premier volet d'une enquête consacrée au "travail en transitions". "Dans le cadre de son rôle de protection des parcours professionnels au plus près des réalités de l'emploi, l'Unédic se doit de s'intéresser à toutes les transitions", explique la présidente de l'organisme Patricia Ferrand (CFDT), citée dans un communiqué.

Enquête menée sur internet du 25 novembre au 5 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 2.003 actifs de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.