Environ 200 gilets jaunes marchent avec Priscillia Ludosky dans la métropole lilloise

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Environ 200 "gilets jaunes" ont marché samedi matin entre Tourcoing et Lille. Photo d'illustration.
Environ 200 "gilets jaunes" ont marché samedi matin entre Tourcoing et Lille. Photo d'illustration. © BORIS HORVAT / AFP
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Les manifestants se sont élancés de Tourcoing pour rejoindre Lille, où une manifestation déclarée est prévue à 14 heures. 

Environ 200 "gilets jaunes" ont marché une quinzaine de kilomètres samedi matin entre Tourcoing et Lille, dans le calme, rejoints en milieu de cortège par l'une des figures du mouvement Priscillia Ludosky.

"Macron démission". "Grâce aux ancêtres des 'gilets jaunes' vous avez : semaine de 40h, congés payés, sécu+allocs", "abrogation du CICE", "infirmière en colère" pouvait-on lire parmi les innombrables messages écrits sur les gilets et banderoles.

Les manifestants ont scandé le traditionnel "Macron démission" et chanté plusieurs reprises parodiques de chansons de variété ou de rap, comme "qui a eu cette idée folle d'augmenter le prix du gazole, c'est, ce, sacré Jupiter, sacré Jupiter!" ou bien "c'est un gilet jaune qui dit non non, non, non non non".

La mobilisation de la Mission Sentinelle : "du grand délire". A mi-chemin, l'une des figures des "gilets jaunes" Priscillia Ludosky a rejoint le cortège, accueillie par des "hip hip hip" et des selfies. "J'espère que des mesures fortes vont être prononcées. Je ne m'attendais pas à ce que ça (la mobilisation, ndlr) dure aussi longtemps. C'est pas normal que ça dure aussi longtemps, c'est pas normal qu'on ait à sortir tous les week-ends", a-t-elle déclaré à la presse. Pour elle, l'envoi de militaires de la force antiterroriste Sentinelle pour protéger les bâtiments officiels et sites sensibles, "c'est quand même du grand délire".

"On tombe vraiment bas. Il y a l'ONU, Amnesty international qui ont rappelé la France à l'ordre par rapport à la répression et tout ce qui s'en suit, je trouve ça bien dommage qu'au lieu d'apporter des réponses politiques on use de tels outils," a-t-elle poursuivi. "C'est peut-être une stratégie du gouvernement d'effrayer les gens, quand l'armée sort, c'est que c'est la guerre, mais non ce n'est pas la guerre, c'est juste un mouvement social."

Maxime Nicolle, autre figure du mouvement, devait les rejoindre à Lille, où une manifestation déclarée est prévue à 14h.