«En réalité ça brûle encore» : à l'arrière de l'incendie de Landiras, les pompiers toujours mobilisés

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À l'arrière de l'incendie, une centaines de pompiers œuvrent pour stopper la propagation des flammes. © Benjamin Peter
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Benjamin Peter , modifié à
En Gironde, ce sont plus de 7.300 hectares qui sont partis en fumée depuis mardi. Du côté de Landiras, l'incendie fait toujours rage, mais a arrêté de progresser, pour le moment. Europe 1 s'est rendu au cœur des flammes, à l'arrière de l'incendie, auprès des pompiers qui travaillent sans relâche pour fixer définitivement le feu face à la chaleur et au vent.

Depuis mardi, la Gironde est en proie à de violents incendies. Pour contenir la propagation du feu de Landiras, les pompiers se sont concentrés sur la pointe au sud et sur les flancs, notamment le flanc ouest qui bénéficiait de vents favorables vendredi soir. À l'aide de retardant et de contre-feux, ils ont réussi à le ralentir. Un dispositif qui nécessite aussi l'action d'autres équipes qui s'assurent que les zones déjà brûlées ne reprennent pas et ne créent pas un nouveau secteur qui pourrait progresser et devenir à son tour incontrôlable.

"En réalité, ça brûle encore"

Les pompiers sont positionnés à l'arrière de l'incendie. Comme cette colonne venue du Morbihan et de la Loire-Atlantique, une vingtaine de camions et une centaine d'Hommes sont chargés de repérer et de traiter toutes les reprises.

Des zones qui ont parfois brûlé il y a quatre jours mais qui, sous l'effet de la chaleur et du vent, peuvent se raviver à tout moment comme l'explique le commandant Arnaud Mendousse du SDIS 33 : "On parle de l'arrière du feu mais en réalité ça brûle encore. Donc là l'objectif majeur, c'est d'éviter que toute cette zone ne reprenne, pour pouvoir concentrer nos moyens et l'attaque sur l'avant du feu qui est située à plus de 5 km d'ici, maintenant."

 

"Il faut qu'on bouge et qu'on soit les plus dynamiques possible"

Le chef coordonne son équipe, rallonge les tuyaux, pendant que d'autres, armés de la lance neutralisent les flammes au cœur de la pinède. Pour le chef de la colonne ouest 1 Yvan Buaud, il faut être efficace et précis: "On vient le chercher, on va au contact du feu, explique-t-il au micro d'Europe 1. On se déplace et il faut qu'on privilégie nos actions sur l'axe de propagation, au plus près, pour éviter qu'il se propage de plus en plus. Comme il évolue, il faut qu'on bouge et qu'on soit les plus dynamiques possible."

Et une fois que ce secteur est sécurisé, il font le plein au point d'eau le plus proche avant de rejoindre une autre reprise de feu. Une tâche immense, alors que le périmètre de la zone sinistrée fait désormais plus de 37 km de long.

Jeudi soir, la "thèse criminelle" a été privilégiée pour l'incendie impressionnant et ravageur de Landiras.