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Actuellement à l'antenne

En directMobilisation du 31 octobre : près d'un demi-million de personnes ont manifesté, a annoncé l'intersyndicale jeunesse, contre 320.000 personnes selon le ministère de l'Intérieur

[© JEFF PACHOUD / AFP]
Après une mobilisation qui a réuni entre 410.000 et 800.000 personnes le week-end dernier, un dispositif de sécurité XXL est reconduit ce samedi 31 octobre, pour une nouvelle journée de manifestations à l'appel de syndicats, de lycéens, d'étudiants et de "gilets jaunes". 350 actions sont programmées dans toute la France, tandis que 350.000 à 450.000 personnes sont attendues dans les rues. À Paris, le Conseil d'État a annulé la décision du tribunal administratif de valider le parcours entre Bastille et Nation. Suivez notre direct.
565 interpellations en France

À 21 heures, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 565 interpellations en France. Lors de la mobilisation précédente, le 24 octobre, 768 personnes avaient été interpellées en fin de journée, contre 385 au même moment le 17 octobre. Le ministre a précisé que 40 000 contrôles avaient été menés en amont, dont 15 000 dans l'agglomération parisienne.

La situation est calme à Paris

Des appels à se rassembler autour de Châtelet, à Paris, ont circulé samedi soir, mais sur place le calme règne, a constaté l'AFP. Les passants flânent, certains costumés pour Halloween, d'autres en route vers un restaurant. Le dispositif policier, lui, reste très important.

Une effraction dans une école maternelle à Marseille

plusieurs personnes ont pénétré dans une école maternelle du 5e arrondissement de Marseille. Selon la mairie, les forces de l'ordre sont intervenues rapidement et ont fait fuir les intrus.

Le bâtiment et son dispositif de sécurité n'ont subi aucun dégât important, assure la Ville, dont les services s'activent pour que les élèves puissent reprendre les cours dès lundi dans de bonnes conditions.

Déclaration
Le témoignage du gendarme touché par un engin incendiaire

Le gendarme qui a reçu un engin incendiaire et a commencé à s'enflammer à Paris a témoigné samedi soir. Il décrit une "situation particulièrement intense" au moment des faits, lorsqu'un "groupe très hostile" s'est formé et a pris à partie les gendarmes.

"On a reçu plusieurs engins incendiaires conséquents, au niveau du sol et des militaires. La sensation de brûlure est immédiate, intense et s'intensifie dans le temps. De par son contenu, elle est compliquée à faire cesser", raconte-t-il. Il poursuit : "La brûlure, on a le temps de la sentir monter, de sentir que l'équipement commence à être atteint et à sentir que la chair commence à piquer."

Le militaire n'a pas vu venir le projectile. "Je ne l'ai pas vu arriver, c'est ce qui rend la chose encore plus vicieuse à traiter et à s'en protéger. On ne peut pas avoir les yeux partout et la pluie de projectiles est incessante", explique-t-il. Il n'a pas non plus vu la brûlure au début : "Je ne la vois pas, je la ressens. J'en prends conscience au moment où je sens les premières douleurs." Les images "permettent de comprendre qu'on a peut-être frôlé la catastrophe", conclut-il.

Déclaration
Les "cortèges se sont bien déroulés", selon Laurent Nunez

Laurent Nunez a fait valoir que les "cortèges s'étaient bien déroulés" lors de l'acte III de la mobilisation contre la vie chère, malgré "la violence inouïe" de groupes de casseurs.

S'exprimant lors d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur a mis en cause des groupes "d'ultragauche" qui ont pris à partie les forces de l'ordre. Il a qualifié "de tentative de meurtre" le lancé à Paris d'un cocktail molotov contre un gendarme mobile qui a été "simplement blessé léger".

Les réactions de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau

Les candidats à l'élection présidentielle Marine Le Pen (Rassemblement national) et Bruno Retailleau (Les Républicains) ont dénoncé samedi un geste "insupportable" après la diffusion d'images montrant un membre des forces de l'ordre recevant un jet de cocktail molotov à la fin de la manifestation parisienne.

"Les auteurs de cette attaque doivent être retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité", a écrit sur X Marine Le Pen en remerciant les forces de l'ordre "qui seront mobilisées jusque tard dans la nuit pour protéger nos compatriotes face aux hordes d'extrême gauche".

"Celui qui a fait ça doit en répondre. Il s'agit d'une tentative de meurtre", a écrit pour sa part le patron des LR et ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau.

Une fin de manifestation très tendue à Bordeaux

À Bordeaux, 11.000 personnes ont défilé dans un cortège plutôt contenu. La fin de manifestation est en revanche très tendue, place de la Victoire, où des blindés Centaure ont été déployés. Comme chaque samedi depuis trois semaines, la place est méconnaissable, avec du mobilier urbain incendié ou abîmé, un arrêt de bus tagué et des commerçants barricadés. Des manifestants hostiles, masqués pour Halloween, tentent de lancer des projectiles sur les forces de l'ordre.

La rue Sainte-Catherine et ses 250 boutiques se trouve à proximité immédiate. La plupart des commerçants ont choisi de rester devant leur vitrine, conscients que la soirée n'est pas terminée, même si le couvre-feu pour les mineurs doit théoriquement débuter dans moins d'une heure.

Un couvre-feu à Lyon

À Lyon, la situation est redevenue plus calme, après le départ des manifestants de la place Jean-Macé. Le cortège, composé de lycéens, d'étudiants, de salariés et de retraités, est parti de la Manufacture des tabacs vers 14h et s'est déroulé dans le calme tout au long du parcours.

À l'arrivée, place Jean-Macé, des dizaines d'individus masqués ont lancé des mortiers d'artifice, des pierres et des bouteilles en verre vers les forces de l'ordre. Les policiers ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes et de désencerclement, avant de charger la foule pour disperser ces "groupes hostiles", selon la préfecture. Au moins deux manifestants ont été blessés et six personnes ont été interpellées, d'après la préfecture.

Les forces de l'ordre resteront mobilisées toute la nuit. Un couvre-feu est instauré jusqu'à 6h du matin sur une partie de la presqu'île, le secteur où des pillages avaient eu lieu le samedi 17 octobre.

Le point à Marseille

À Marseille, la situation a été confuse en fin d'après-midi. Peu après 18h, plusieurs mouvements de foule ont eu lieu dans le quartier de la Plaine, où doit se tenir à partir de 20h un carnaval d'Halloween qui inquiète les autorités. Les forces de l'ordre ont procédé à des tirs de gaz lacrymogènes. Dans certaines rues, des poubelles brûlent et du verre brisé jonche le sol. Un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés est en vigueur depuis 18h.

Des commerçants "soulagés"

Dans le quartier de la Bastille, les rues sont calmes pour le moment. Un important dispositif de sécurité a été déployé, avec plusieurs dizaines de camions de CRS, des policiers qui contrôlent les sorties de métro et des patrouilles. Cette présence rassure les commerçants, mais beaucoup restent inquiets pour la suite. 

"On est soulagés, ça ne passe pas devant nous, mais on reste un peu inquiets pour ce soir. Généralement, les débordements se font le soir. On va commencer à enlever les lunettes pour les mettre à l'abri à la maison", explique Benjamin, opticien. Plusieurs magasins ont gardé le rideau baissé toute la journée, d'autres se sont barricadés derrière des panneaux en bois, et certains ont décidé de fermer plus tôt par précaution.

Des couvre-feus à Paris

Les quartiers de Châtelet et de République feront l'objet d'un couvre-feu dans la soirée. Pour tenter de contenir ces rassemblements illégaux, plus de 40 stations de métro sont fermées ce soir dans la capitale.

La situation à Paris

La situation reste tendue à Paris, notamment porte de Charenton. De nouvelles charges de CRS ont été lancées avec "énormément de gaz lacrymogènes", alors que les derniers manifestants, un peu décalés, tentent de déloger les forces de l'ordre. La tension pourrait se poursuivre dans la soirée, des appels à des manifestations sauvages étant lancés dans la capitale, notamment dans le quartier de Châtelet. 

Les chiffres des manifestations

À Bordeaux, la police a dénombré 11 000 manifestants, contre 15 500 la semaine dernière. Les syndicats en comptent de leur côté 70 000, contre 60 000 le 24 octobre.

À Lyon, la préfecture a recensé 19 000 manifestants. L'un d'eux, légèrement blessé à la jambe, a été transporté à l'hôpital par les pompiers. La préfecture n'a, à ce stade, aucune information sur l'origine de cette blessure.

296 interpellations recensées en France

296 interpellations ont été recensées en France à 18h00 par le ministère de l'Intérieur.

Deux rassemblements sauvages à Paris

Paris a connu deux autres rassemblements non autorisés, en plus du cortège sauvage de la rue de la Roquette, qui a fini par rejoindre la manifestation officielle.

À Montmartre, une centaine de personnes ont été bloquées en haut des marches de la basilique du Sacré-Cœur, encerclées par un cordon de policiers. La préfecture de police avait signalé un sit-in à cet endroit, d'après Franceinfo. En fin d'après-midi, le groupe a été autorisé à repartir au compte-goutte par un escalier discret, côté est, dans une ambiance paisible : sur les pentes de la butte, des touristes profitaient du coucher de soleil sur la capitale.

Dans le 9e arrondissement, un petit défilé non déclaré descendait sans bruit la rue de Rochechouart quand un escadron de la BRAV-M est arrivé sur lui, à la hauteur de la rue de Maubeuge, selon un autre de nos reporters. L'irruption des motos en nombre a provoqué un début de panique chez les jeunes participants, vite séparés en petits groupes et plaqués contre les façades des rues de Maubeuge et de la Tour-d'Auvergne. Quelques-uns ont reçu des coups de matraque télescopique, alors que rien ne laissait voir de menace.

La situation dégénère à Paris

Des heurts opposent forces de l'ordre et casseurs à l'arrivée du cortège parisien, porte de Charenton, où l'air est saturé de gaz lacrymogènes.

Des casseurs ont descellé des pavés à coups de marteau pour les lancer en direction des policiers, et au moins un engin incendiaire a été jeté vers les forces de l'ordre. Celles-ci ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et plusieurs charges à coups de matraque.

Alerte
Près d'un demi-million de personnes ont manifesté, a annoncé l'intersyndicale jeunesse

Près d'un demi-million de personnes ont manifesté samedi en France, dont 200.000 à Paris, a annoncé l'intersyndicale jeunesse, qui regroupe des syndicats ou des associations représentatives du monde lycéen et étudiant (UE, Fage, Unef et USL).

Le ministère de l'Intérieur a lui comptabilisé 320.000 manifestants dans l'ensemble du pays, dont 70.000 à Paris selon la préfecture de police. Le 24 octobre, les autorités avaient décompté 410.000 manifestants en France dont 110.000 à Paris. 

320.000 personnes ont défilé en France, selon le ministère de l'Intérieur

320.000 personnes ont défilé en France pour cet acte III de la colère sociale, a indiqué à ce stade le ministère de l'Intérieur.

Le 24 octobre, 410.000 manifestants avaient été recensés par la place Beauvau sur le territoire, 800.000 selon les organisateurs. Le 17 octobre, ils étaient 550.000 selon le ministère de l'Intérieur et 800.000 selon les organisateurs.

70.000 manifestants à Paris, selon la préfecture de police

La préfecture de police de Paris a recensé 70.000 manifestants à Paris à ce stade. Les représentations syndicales n'ont pas encore communiqué ce chiffre de leurs côtés.

La situation se tend dans plusieurs villes

Après une manifestation dans le calme, la situation commence à se tendre samedi en fin d'après-midi porte de Charenton, à Paris. La tête de cortège, partie vers 14h de la porte de Bagnolet, est arrivée depuis près d'une heure à ce point final du parcours autorisé. Les CRS continuent de demander aux manifestants de quitter les lieux.

Des heurts ont aussi éclaté entre manifestants et forces de l'ordre à Toulouse, Marseille, Rennes et Nantes. À Lyon, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène : des manifestants ont voulu déborder le périmètre autorisé et bifurquer vers le centre-ville, une fois arrivés place Jean Macé, au terme du parcours.

Sous un ciel bleu partout en France, de nombreuses pancartes ont été aperçues : "alerte climat de vie chère", "pas besoin de lacrymo pour que notre avenir soit flou", "Halloween déguisée en citoyenne vénère" ou le désormais traditionnel "les lycéens visent le bac, la BAC vise la tête".

La manifestation "semble pour le moment bien se passer" dans la capitale, selon le préfet de police

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a indiqué sur BFMTV que la manifestation "semble pour le moment bien se passer" dans la capitale. Il a salué un dispositif des forces de l'ordre "extrêmement puissant".

Il a toutefois signalé qu'un "cortège sauvage d'environ 200 personnes a été détecté dans le secteur de la rue de la Roquette", dans le 11e arrondissement.

15.000 personnes ont manifesté en France à 14 heures, selon le ministère de l'Intérieur

Selon le ministère de l'Intérieur, 15.000 personnes ont manifesté en France à 14 heures, lors de 65 actions organisées dans le pays. Les autorités décrivent une situation "globalement calme" à ce stade, et un acte III qui se déroule "sans incident notable".

La mobilisation est en recul. Samedi dernier, à la même heure, on comptait 37.000 participants dans 108 actions, contre 67.000 dans 198 actions le 17 octobre. Le ministère fait aussi état de 27 interpellations à 14 heures, contre 217 le 24 octobre.

Déclaration
"On se fait rouler dans la farine", assure Marine Tondelier

Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, défile à Lille, où elle présente les rassemblements de ce samedi comme "le dernier échauffement avant la grève générale du 5 novembre". Selon elle, l'exécutif a tardé un mois et demi à répondre aux lycéens, une lenteur qui a "exaspéré tout le monde".

Elle va plus loin dans sa critique. Depuis dix ans, estime-t-elle, "on se fait rouler dans la farine, avec un gouvernement qui n'entend rien". Elle met toutefois en garde ceux qui croient la victoire de la gauche acquise : "Après Mai 68, la gauche a mis treize ans pour l'emporter. Il n'y a pas d'automaticité." Pour l'élue, l'enjeu est désormais de faire en sorte que "cet élan populaire se traduise dans les urnes".

Jean-Luc Mélenchon est présent dans le cortège parisien

Jean-Luc Mélenchon, leader insoumis et candidat à la présidentielle, a rejoint le cortège parisien avec une délégation d'élus LFI, dont Rima Hassan, Thomas Portes et Manon Aubry.

Des manifestants sont par ailleurs déguisés en citrouilles ou en sorcières à Paris, où l'acte III de la mobilisation contre la vie chère coïncide avec la fête d'Halloween.

Alerte
Des nouveaux blocages étudiants attendus dès mardi

 Sabrina Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante, a appelé à répondre à "l'appel de l'union syndicale lycéenne, de l'union étudiante et de l'intersyndicale" pour de nouveaux blocages des universités et des lycées "dès mardi". "On bloquera jeudi également pour ensuite aller en manifestation ce 5 novembre à l'appel des travailleuses et des travailleurs qui appellent à la grève", a-t-elle déclaré. "Nous serons encore plus nombreux et nombreuses (...) pour montrer que nos revendications sont légitimes."

De son côté, Manon Moret, secrétaire générale de l'Union nationale des étudiants de France (Unef), a affirmé que "pour le moment, le gouvernement n'a toujours pas répondu concrètement aux revendications de la jeunesse".

La manifestation a débuté à Paris

Le cortège de la manifestation s'est élancé à Paris depuis la porte de Bagnolet, pour l'acte III de mobilisation contre la vie chère.

Des cortèges sont aussi en marche à Bordeaux, à Lyon, à Rennes ou à Nice. A Marseille, notre reporter Frédéric Michel témoigne du déployement de véhicules Centaures. 

Paris : plus de 40 stations de métro fermées

Plus de 40 stations du métro parisien restent fermées samedi dans plusieurs secteurs du centre et de l'est de Paris, alors que le Conseil d'Etat a finalement interdit le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs de la principale manifestation.

Le parcours validé pour cette journée à risques est donc celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.

Seule la station de Bastille a finalement été rouverte en milieu de matinée à la suite du changement de parcours, a indiqué à l'AFP un représentant de la RATP.

Les premières fermetures sont intervenues dès 05H30 dans les quartiers des Champs-Élysées, de la Concorde, des Invalides et de l'Assemblée nationale, selon les informations disponibles samedi matin sur le site de la RATP.

À partir de 09H00, les restrictions se sont étendues à quelques stations plus à l'est de Paris, notamment autour de République. Les stations de Châtelet et des Halles sont fermées depuis 10H00 et la circulation est interrompue entre Châtelet et Hôtel de Ville.

A partir de 11H00, plusieurs autres stations dans le quartier de l'Opéra seront également fermées.

De nouvelles fermetures sont ensuite prévues à partir de midi dans l'est parisien, autour de Nation et de Porte Dorée, ainsi que sur la rive gauche, dans les secteurs de Saint-Germain-des-Prés, Odéon et du Quartier latin.

Le trafic sera également perturbé sur le réseau de tramway à partir de 11H00, avec des interruptions sur des sections des lignes T3a et T3b autour de Porte de Vincennes.

Les opérateurs de vélos et trottinettes en libre-service ont également pris des mesures préventives.

Dott a mis en place des zones temporaires interdites à la circulation et au stationnement le long du parcours de la manifestation et autour des points de rassemblement.

Les véhicules présents dans ces secteurs ont été retirés de manière préventive dans la nuit précédant l'événement.

"L'objectif est d'éviter que nos véhicules se trouvent à proximité des rassemblements, pour protéger à la fois l'espace public, les riverains et notre service", a déclaré Jérémie François, responsable des affaires publiques de Dott.

L'application empêchera par ailleurs les utilisateurs de terminer leur trajet dans ces zones, avec des pénalités renforcées en cas de non-respect.

La CGT appelle à rejoindre le seul cortège parisien autorisé

La CGT a appelé samedi les manifestants parisiens à rejoindre le seul cortège autorisé samedi, entre Porte de Bagnolet et Porte de Charenton, après la décision du Conseil d'Etat d'invalider un autre tracé.

"On n'appelle jamais à aller sur des parcours interdits. Donc, contraints, forcés et la mort dans l'âme, nous appelons à rejoindre l'itinéraire autorisé", a déclaré à l'AFP Karl Ghazi, co-secrétaire général de l'UD CGT Paris.

Dans une ordonnance consultée par l'AFP, le Conseil d'Etat a annulé samedi la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours dans le centre proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, qui avait été interdit par la préfecture de police. Le parcours validé pour cette journée à risques est celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.

Le parcours initial prévoyait de partir de la place de la Bastille pour rejoindre celle de la Nation.

Les étudiants dénoncent "une nouvelle entrave au droit de manifester"

La Fage, fédération des associations générales étudiantes en France, a dénoncé "une nouvelle entrave au droit de manifester" après l'interdiction du parcours parisien initial par le Conseil d'Etat samedi.

"Nous dénonçons une nouvelle entrave au droit de manifester, une grave remise en cause de notre droit à exprimer nos revendications et plus largement une mise en danger volontaire des cortèges", écrit la FAGE dans une réaction transmise à l'AFP.

"L'intersyndicale (jeunesse) va se réunir pour décider des suites de la mobilisation", poursuit la fédération.

Dans une ordonnance consultée par l'AFP, le Conseil d'Etat a annulé samedi la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, qui avait été interdit par la préfecture de police. Le parcours validé pour cette journée à risques est celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.

"L'interdiction de cet itinéraire et la proposition d'un itinéraire alternatif (...) permettant de préserver la pleine liberté de manifester ainsi que la visibilité des revendications sur un parcours sécurisé jusqu'à sa dispersion et, par une meilleure allocation des forces de sécurité, de limiter les risques d'exactions en marge du rassemblement (...) apparaît nécessaire et n'est ni inadaptée ni disproportionnée", argue de son côté le Conseil d'Etat.

Alerte
Le Conseil d'État annule la décision du tribunal administratif de Paris, le parcours Bastille-Nation interdit

Le Conseil d'État a annulé la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, selon une ordonnance consultée par l'AFP.

Le tribunal administratif avait levé vendredi soir l'interdiction de ce parcours, ordonné dans un arrêté par la préfecture de police, qui avait fait immédiatement appel de cette décision devant le Conseil d'État. Le parcours validé pour cette journée à risques est celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale. 

Acte III de la mobilisation sociale : la crainte d'un nouveau 17 octobre

Dispositif de sécurité "exceptionnel" avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés et ton alarmiste : pour l'acte III de mobilisation contre la vie chère, en pleine fête d'Halloween, les autorités redoutent le cauchemar du 17 octobre.

Entre 550.000 et 800.000 personnes, selon les estimations, avaient défilé le 17 octobre en France, journée marquée par des scènes de chaos, entre pillages de commerces, incendies de bâtiments publics et affrontements avec les forces de l'ordre.

Pour cette nouvelle journée "à risque très élevé de troubles à l'ordre public", le dispositif mis en place le 24 octobre pour protéger les commerces "sera reconduit et amplifié", avait assuré dès jeudi le ministre de l'Intérieur. Entre 410.000 et 800.000 personnes avaient défilé, encadrées déjà de quelque 70.000 membres des forces de l'ordre, dans un climat de violence moindre.

Ce samedi, 350 actions susceptibles de fédérer 350.000 à 450.000 personnes au total ont été recensées, a indiqué une source policière, et certains dépeignent un "climat pré-insurrectionnel" alerte auprès de l'AFP une autre source policière.

Les autorités n'ont voulu autoriser que les manifestations loin des centres-villes. "Au niveau des commerçants il y a cette tension et des craintes renouvelées", a déclaré à l'AFP l'Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes et celles de centre-ville, le réseau des chambres de commerce et d'industrie (CCI France) rappelant, lui, que sur les 2.500 commerces touchés, 600 n'ont pas rouvert en France.

Vendredi, plusieurs magasins se barricadaient, notamment aux alentours du quartier de l'Opéra dans la capitale, a constaté un photographe de l'AFP.

"Plus de 1.000 agents" seront mobilisés ce week-end pour "assurer la remise en état de l'espace public", indique la mairie de Paris, affirmant retirer "les équipements susceptibles d'être utilisés pour commettre des dégradations".

Un nouveau couvre-feu a par ailleurs été décrété dans certains secteurs de Paris pour les nuits de samedi à dimanche et dimanche à lundi de 23H00 à 06H00, une mesure qui se multiplie dans plusieurs villes de France ces derniers jours.