Au total, 142 personnes ont été interpellées, dont 120 ont été placées en garde à vue, en marge de la manifestation samedi à Paris pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé dimanche la porte-parole de la préfecture de police.
"Malheureusement, un commerce a été fracturé et a subi des vols. Un autre a été abîmé, mais pour autant, l'action rapide des forces de l'ordre - il s'agissait d'une concession automobile -, a permis de protéger et d'empêcher les individus de pénétrer dans cette concession", a indiqué Hélène Denéchère sur France Inter, rappelant la présence de "500 casseurs" en fin du cortège qui a rassemblé entre 110.000 et 250.000 personnes à Paris selon les sources.
Des manifestations dispersées essentiellement dans le calme, mais pas partout. Ce samedi, au moins 410.000 personnes ont défilé à travers la France pour protester contre le manque de moyens dans les services publics et le coût de la vie.
Un deuxième acte qui s'est déroulé dans la majorité des cas dans le calme, contrairement à la semaine dernière où le mouvement avait été entaché de milliers de pillages. Mais à Bordeaux, malgré les précautions prises par les commerçants, des boutiques ont été pillées en marge du cortège.
C'est le cas pour cette boutique de téléphones reconditionnés, située à quelques pas du cortège de la manifestation, pourtant interdite par la préfecture. Ici, les étagères sont à terre et la marchandise a disparu. Le préjudice pour Valentin se compte en dizaines de milliers d'euros.
"Ils ont pris tout ce qu'il y avait de visible. Que ce soit téléphones, casques, tablettes, Macbook ou PC... On avait pourtant enlevé le maximum" de produits sur les étals, explique-t-il au micro d'Europe 1. Retrouvez notre article ici.