Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

En directGrève du 5 novembre : nouvelle journée de grogne sociale en France

[Eric Broncard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
La journée de jeudi sera-t-elle le point d'orgue d'un automne social très chaud ? De premières perturbations liées à des grèves avaient lieu jeudi matin, avant les manifestations prévues dans la journée pour les salaires et le pouvoir d'achat, à l'appel de tous les syndicats, qui réclament au gouvernement des réponses concrètes. Suivez notre direct.
Des perturbations prévues partout en France

Le ministère de l'Éducation nationale estime le taux de grévistes à 17,54% dans le premier degré public. S'il juge "difficile de figer une moyenne nationale" dès mercredi, le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, s'attend à une forte mobilisation, avec "un enseignant sur deux gréviste dans l'Oise, 40% en Eure-et-Loir et entre 50 et 70% en Ille-et-Vilaine". "En Seine-Saint-Denis, les prévisions atteignent jusqu'à 75% dans certains secteurs, tandis qu'à Paris, nous recensons déjà près de 80 écoles fermées", ajoute le syndicat.

Les quatre organisations représentatives de la SNCF (CGT, Unsa ferroviaire, Sud Rail et CFDT) ont appelé ensemble à la grève. La direction prévoit un trafic allant de "perturbé" à "fortement perturbé" sur les lignes régionales, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, dans les Hauts-de-France, en Bretagne et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais préservé sur les grands axes, avec un TGV sur dix supprimé. Ce sera plus compliqué sur les Intercités et les TER.

En Île-de-France, le trafic sera affecté sur les RER B, C, D et E, ainsi que sur les lignes J, L, H, N, R et U, avec entre un train sur deux et un train sur trois supprimé. Il sera normal sur le RER A et les lignes K, P et V. La RATP table sur un trafic normal sur ses métros, bus et tramways. Retrouvez notre article ici.

70.000 policiers et gendarmes mobilisés

Les autorités attendent 500.000 à 700.000 personnes hors de Paris et 40.000 à 80.000 personnes dans la capitale.

Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mobiliser 70.000 policiers et gendarmes, promettant "une réponse d'une extrême fermeté" aux éventuels "débordements".

"Ce n'est pas avec des mesures sécuritaires qu'on va mettre fin aux manifestations, c'est en répondant aux revendications", a critiqué sur LCI Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, évoquant 260 manifestations prévues dans toute la France.

Des manifestations interdites en centre-ville

cette journée de mobilisation s'accompagne de protestations sur des atteintes alléguées à la liberté de manifester, face aux interdictions dans plusieurs villes de défiler dans certaines parties des centres-ville.

À Toulouse, l'intersyndicale a décidé de maintenir son parcours initial et à Bordeaux un accord a été finalement trouvé sur un tracé au centre-ville, avec un périmètre d'interdiction dans les artères les plus commerçantes, selon la préfecture.

À Lyon, la préfecture qui avait interdit la manifestation dans l'hyper-centre et proposé un autre parcours en ville, a obtenu raison auprès de la justice.

A Paris, des rubalises ont été installées par la police le long du boulevard Voltaire, qu'empruntera finalement le cortège après un bras de fer judiciaire perdu par l'intersyndicale contre la préfecture de police. Des commerces ont protégé leurs vitrines avec des planches de bois.

"On a besoin de faire nombre pour être entendus aujourd'hui", a appelé Sophie Binet, jugeant "inédit de telles remises en causes des libertés fondamentales".