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Un groupe d'une cinquantaine de jeunes, cagoulés pour la plupart, a tenté de briser la vitrine d'un magasin Lacoste à Lyon avant que la police n'intervienne, a constaté dimanche un journaliste de l'AFP.
Ce groupe était parti de la place Bellecour vers une rue commerçante de la ville mais la police a réussi à le disperser en lançant des gaz lacrymogènes.
Ce dimanche, Marine Le Pen s'est exprimée sur les réseaux sociaux après les scènes de violences et de pillage en marge des manifestations contre la "vie chère". La candidate RN à la présidentielle est revenue sur les actes de pillage, les violences, les commerces saccagés et l'incendie qui a détruit la mairie de Limoges.
"Ces images nous font mal, elles nous blessent", affirme Marine Le Pen qui ajoute que "la France ne peut pas, ne doit pas, ne s'habituera jamais à de telles scènes". La députée RN appelle également les Français "au calme, à la dignité et à la retenue républicaine".
Marine Le Pen a tenu à apporter son soutien aux femmes et aux hommes de l'État mobilisés. "Nous vivons une crise profonde de confiance, d'autorité qui fait peser une menace sur la démocratie. Notre pays est pris en étau voire en otage entre la violence et l'impuissance".
La candidate du Rassemblement national s'en prend également à La France insoumise et aux groupes antifa, qui voudraient "faire croire que la violence est devenue un moyen légitime d'expression politique et une solution aux problèmes des Français".
Mais Marine Le Pen a également eu des mots à l'encontre du pouvoir macroniste "à bout de souffle, épuisé, désorienté" qui ne semble être capable désormais que de "commenter sa propre impuissance".
En cas de victoire à la présidentielle, Marine Le Pen propose "une voie claire" qui repose sur "trois principes" : "Celui de la responsabilité avec la règle du casseur/payeur", "le rétablissement de l'ordre républicain", et "le retour d'un État qui écoute, qui comprend et qui décide".
Les autorités ont annoncé un bilan de la journée de samedi à Marseille. Plus de 30.000 pilleurs ont été dénombrés dans la cité phocéenne, dont 8.000 émeutiers. 434 policiers nationaux locaux ont été déployés, accompagnés de 240 CRS.
Au total, 4.000 grenades lacrymogènes ont été lancées. 99 personnes ont été placées en garde à vue. 118 forces de l'ordre ont été blessées, trois ont dû être hospitalisées. De très nombreux commerces ont été pillés.
La CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, est déployée dans Paris pour le deuxième jour d'affilée, a appris l'AFP dimanche de source proche du dossier.
Selon la préfecture de police, cette unité spécialisée est "engagée place de la République", où de vives tensions sont en cours, avec des affrontements entre plusieurs centaines de personnes et les forces de l'ordre. Des actions de pillage ont également repris dans le secteur, visant notamment un magasin de vêtements, selon des images de télévision.
Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a affirmé dimanche que "l'ordre n'existe plus aujourd'hui en France", au lendemain des violences et du saccage de nombreux commerces et lieux publics commis en marge de la journée de mobilisation de samedi.
"La France a été humiliée hier soir", a martelé Jordan Bardella, en visite dans un commissariat parisien pour apporter son "soutien" aux forces de l'ordre, dénonçant un dispositif "manifestement (...) sous-dimensionné". "Je laisserai le soin au ministre de l'Intérieur de rendre des comptes", a-t-il ajouté.
Concernant la prise de parole d'Emmanuel Macron ce dimanche soir à 20h, le président du Rassemblement national a dit vouloir entendre le chef de l'État demander pardon et qu'il "s'en aille".
Le ministre français du Commerce Serge Papin a annoncé dimanche qu'il réunirait lundi matin à Bercy les fédérations représentant les commerçants et distributeurs, les hôteliers et restaurateurs, ainsi que les banques et assurances, après les pillages de samedi en marge des manifestations.
"A la suite des saccages et des pillages de ce samedi, je réunirai demain matin à 9h00 à Bercy les fédérations de commerçants, d'enseignes, d'artisans et de restaurateurs aux côtés des banques et les assurances", a annoncé dans un message publié dimanche après-midi sur X le ministre, dont le portefeuille couvre également les PME, l'artisanat, le tourisme et le pouvoir d'achat.
L'Association des maires de France (AMF) a appelé dimanche à des rassemblements lundi "à partir de midi" devant les mairies après les violences, pillages et incendies de bâtiments publics constatés en marge de la mobilisation du 17 octobre.
"Ces attaques graves portées contre les institutions démocratiques constituent un vrai risque pour toute la Nation", écrit dans un communiqué l'AMF, qui appelle "les maires, les conseils municipaux à se rassembler, avec l'ensemble des forces vives qui le souhaitent" lundi "à partir de midi (horaire recommandé) ou plus tard dans la journée".
Selon les informations d'Europe 1, quelques groupes masqués qui cherchent la confrontation autour du quartier Jean Jaurès, à Toulouse. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène. La CRS 84 va être envoyée en renfort.
Les forces de l'ordre sont intervenues dimanche après-midi "pour disperser et interpeller" un rassemblement "non déclaré" place de la République à Paris, a indiqué la préfecture de police (PP), au lendemain de violences et pillages massifs en marge des manifestations du 17 octobre.
"Un appel à rassemblement, non déclaré, place de la République ce jour à 14h a été diffusé sur les réseaux sociaux", a expliqué la PP à l'AFP.
Pour éviter un cortège sauvage après une journée de samedi particulièrement tendue et marquée par 855 interpellations dans la capitale, les forces de l'ordre ont "procédé à des contrôles" et "mis en place un dispositif de sécurité", afin de pouvoir "intervenir rapidement si nécessaire".
"Face aux premières tensions, les effectifs" se sont rapprochés "pour disperser et interpeller", a ajouté la préfecture de police.
Les forces de l'ordre ont fait brièvement usage de gaz lacrymogènes, selon les images des télévisions, qui montraient une situation sous contrôle vers 15h15.
Selon les informations d'Europe 1, 1.000 personnes sont présentes sur la place.
Le président américain Donald Trump a rendu l'immigration responsable des émeutes qui ont secoué la France samedi, exhortant Paris à serrer la vis de sa politique migratoire.
"La France brûle ! L'immigration de personnes issues d'un monde totalement différent, des personnes qui ont la haine au cœur, a brisé ce pays autrefois grand", a déclaré dimanche le dirigeant dans un message sur sa plateforme Truth Social. "Fermez vos frontières et reprenez le contrôle, avant qu'il ne soit trop tard !", a-t-il ajouté.
Plus de 550 personnes (557) sont en garde à vue dimanche après les violences et pillages commis samedi à Paris, dont 381 majeurs et 151 mineurs, a indiqué le parquet de la capitale dans un bilan "pas encore consolidé".
L'âge de 25 d'entre elles "est indéterminé", a précisé le parquet.
"Les interpellations ont duré toute la nuit, et jusqu'aux alentours de 06H00 du matin", a précisé le ministère public, avec des arrestations majoritairement pour recel de vol (plus de 150), groupement en vue de commettre des violences (environ 130) ou encore dégradations (environ 120).
Concernant les pillages, "les endroits ayant été les plus impactés seraient la gare Saint-Lazare, Châtelet-les-Halles, place de la République et les Champs-Elysées", estime le parquet, d'après ses premières analyses.
Une trentaine de personnes sont aussi mises en cause pour "provocation à attroupement", une autre trentaine pour attroupement, et encore d'autres gardes à vue concernent des ports d'arme ou de la détention d'explosifs.
Samedi soir, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a annoncé, sur le réseau social X, avoir donné instruction aux parquets "d'apporter une réponse judiciaire extrêmement ferme" aux "violences urbaines d'une gravité inouïe" commises samedi en France, qui ont eu lieu en marge de la journée de mobilisation hétéroclite du 17 octobre.
Vingt-cinq personnes ont notamment été placées en garde à vue après les dégradations commises sur les locaux du siège de la chaîne télévisée CNews. Elles ont laissé derrière elles des tags tels que "pas de télé pour les fachos", "fuck les fachos", "ACAB" ou "C'est nous l'ARCOM".
Parmi ces nombreuses arrestations, deux hommes et deux femmes accusés d'avoir lancé des tirs de mortiers d'artifice "aux abords de la prison de la Santé", située dans le sud de Paris.
"Des premières informations recueillies, une barricade a été installée aux abords de la prison, et les individus ont tiré des mortiers en direction de l'intérieur de la détention, ce qui aurait eu pour effet d'agiter les personnes détenues, qui ont répliqué en jetant certains objets", explique le parquet.
Le ministère public déclare avoir activé "une cellule de crise", pour assurer un contact continu entre le parquet et les forces de l'ordre.
La justice se prépare aussi aux prochains jours, souligne le parquet: elle compte renforcer ses moyens en vue des prochaines comparutions devant le tribunal, mais aussi garantir un accompagnement des victimes, via l'association Paris Aide aux victimes, et le suivi des plaintes après la dégradation de bâtiments appartenant à la mairie de Paris.
La police nationale "a manqué de moyens" et "a reculé" face aux casseurs, "à Limoges comme dans d'autres villes", a dénoncé dimanche le maire de cette dernière, dont l'hôtel de ville a été incendié volontairement samedi lors de la mobilisation du 17 octobre.
"La police républicaine a reculé dans ce pays. En 2026, à Limoges, comme dans d'autres villes de France hier soir", a déclaré le maire à la presse devant les décombres de l'édifice. "La police nationale a manqué de moyens. Les renseignements territoriaux vous le disent, la police nationale vous le dit, la préfecture vous le dit", a-t-il insisté.
Emmanuel Macron "s'adressera solennellement aux Français à 20H00" dimanche, a annoncé l'Elysée, au lendemain des violences et pillages massifs en marge des manifestations du 17 octobre.
Avant cela le chef de l'Etat réunira "à 17H30 au Palais de l'Elysée le Premier ministre et les ministres du gouvernement concernés", a également annoncé la présidence de la République, alors que le gouvernement se retrouve sous la pression des oppositions et de certains maires concernant la gestion des manifestations de samedi. Le président de la République a maintenu à ce stade son déplacement de lundi à mercredi dans quatre pays du Golfe (Koweït, Emirats arabes unis, Barhreïn, Qatar)
Selon les informations d'Europe 1, une dizaine d'individus se sont réunis ce dimanche à la mi-journée devant le commissariat du 17e arrondissement de Paris. Avec un mégaphone, ils ont demandé la "libération" de leurs "camarades".
La première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje, a déploré dimanche "un manque de moyens" policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées samedi jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale.
Le bras droit du maire socialiste Emmanuel Grégoire a évoqué sur franceinfo "un niveau de violence que nous n'avons, je crois, jamais vu" à Paris. "À l'évidence", a relevé la première adjointe, "les forces de l'ordre hier ont été débordées, notamment à certains endroits".
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance) va proposer mardi la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les violences et pillages en marge des manifestations du 17 octobre, qui doit aussi porter sur la stratégie de maintien de l'ordre, remise en cause par les oppositions et certains maires.
La titulaire du perchoir a annoncé dans un communiqué qu'elle proposerait la création de cette instance en conférence des présidents de l'Assemblée mardi matin, "pour faire la lumière sur ces débordements, les méthodes des groupuscules violents", mais aussi "la stratégie de maintien de l'ordre" et ses "éventuels dysfonctionnements".
Selon les informations d'Europe 1, on dénombre sur l'ensemble du territoire au moins 574 blessés "légers" parmi les CRS, et 19 "plus importants". Des chiffres en cours de consolidation.
Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution, a estimé dimanche à 1.500 le nombre de commerces directement touchés par les violences de la veille, pour une facture de centaines de millions d'euros.
"C'est un peu tôt" pour évaluer l'ampleur des dégâts mais "pour tout le commerce français, 1.500 commerçants ont été touchés directement" et la facture sera "très élevée", a-t-il dit sur LCI en évoquant un montant de "plusieurs centaines de millions d'euros".
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a indiqué dimanche matin sur X que 1.800 personnes avaient été interpellées dans le cadre des violences et pillages commis en France samedi et jusque dans la nuit.
Manifester est un droit fondamental. Semer le désordre avec violence et de manière concertée n’en est pas un. Attaquer nos forces de l’ordre, s’en prendre à nos institutions, dégrader des bâtiments publics, s’introduire dans des préfectures ou des mairies, piller des commerces : rien ne peut le justifier. Au lendemain de cette journée du 17 octobre qui dans certaines villes s’est poursuivie très tard, je remercie vivement et j’apporte mon total soutien aux policiers, aux gendarmes et aux sapeurs pompiers qui, partout en France, sont intervenus dans des conditions extrêmes. Dès la mi-journée, à Marseille dès le matin, des exactions étaient commises par plusieurs milliers d’individus d’ultra gauche décider à s’en prendre à nos bâtiments publics et à prendre à partie nos forces de l’ordre. Par la suite, ils ont été rejoints par des délinquants qui ont pillés et saccagés de nombreux commerces dans plusieurs villes en France : Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Grenoble, Nice, Limoges, … et bien d’autres. Pour l’heure, 1800 personnes ont été interpellées et dès aujourd’hui des enquêtes sont menées pour identifier les auteurs de ces actes pour qu’ils en répondent devant la justice. A ce stade, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés pris dans ces scènes de violences. Ce bilan sanitaire n’est malheureusement que provisoire. Les dégâts matériels sont considérables, pour notamment plusieurs centaines de commerçants. La République ne cédera rien à ceux qui veulent imposer le désordre et la violence.
— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) October 18, 2026
"À ce stade, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés, pris dans ces scènes de violences", a ajouté le ministre, évoquant un bilan qui "n'est malheureusement que provisoire". Laurent Nuñez se rendra lundi à Marseille, où samedi "des exactions (ont été) commises par plusieurs milliers d'individus d'ultragauche", ensuite "rejoints par des délinquants qui ont pillé et saccagé de nombreux commerces".
Le Premier ministre Sébastien Lecornu va présider dimanche à 19H00 une cellule interministérielle de crise, au lendemain des violences qui ont éclaté en marge des manifestations du 17-octobre, a annoncé Matignon.
Après les ses saccages et pillages de magasins dans plusieurs villes de France, cette réunion portera sur trois volets, "économie-commerce", "assurance" et "suivi judiciaire", a fait savoir Matignon, alors que des maires, notamment de Paris, Lyon, Marseille ou Limoges demandent des engagements de la part de l'exécutif.
La patronne des Ecologistes, Marine Tondelier, a jugé dimanche que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez n'avait "pas d'autre issue" que la "démission", l'accusant d'avoir été "incapable de prévoir un dispositif adéquat" pour prévenir les violences en marge des manifestations du 17 octobre.
"Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l'ampleur", a jugé sur X la candidate à la présidentielle, arguant que "des villes entières" ont été "abandonnées aux casseurs", "pendant que des manifestants pacifiques étaient violentés".
Dans une publication sur X samedi, le Rassemblement national avait lui estimé que "dans une démocratie normale, Laurent Nuñez aurait déjà démissionné".