Quelque 200 lycées devraient être fermés ce mardi, a déclaré le ministre de l'Education, évoquant une "décrue par rapport aux semaines précédentes", alors que les lycéens appellent à une nouvelle journée nationale de manifestations et réclament un plan de 10 milliards d'euros pour les lycées. "Aujourd'hui, on devrait être sur environ (...) 200 établissements fermés, ce qui est moins que la semaine dernière", a déclaré Édouard Geffray sur France Inter mardi matin. "Mais c'est aussi logique parce qu'il y a des établissements qui sont sur les parcours, très proches des parcours des manifestations et donc qui ferment pour éviter les dégradations, donc en réalité on est plutôt sur une décrue par rapport aux semaines précédentes", a-t-il estimé.
Depuis le début du blocus des lycées, plus de 6.800 manifestants ont été interpellés, dont une grande majorité de mineurs. Les profils sont très différents, mais un constat est pour le moins étonnant : à Paris aucun mineur n’a jusqu’à présent été condamné.
Sur les 273 gardes à vue enregistrées, 63% concernent des jeunes de moins de 18 ans. Pour eux, les parents ont été systématiquement convoqués.
L’absence de condamnation s’explique par l’absence d’antécédents : tous ces mineurs déférés avaient un casier judiciaire vierge. Et pour la plupart, ils n’avaient jusqu’à présent jamais été interpellés par les policiers. Retrouvez notre article ici.
Après avoir appelé les policiers à l’empathie, Emmanuel Macron leur demande maintenant de faire régner l’ordre. Le chef de l’État s’est rendu lundi 12 octobre à la Porte de Versailles à Paris pour le Mondial de l’auto 2026. Le président de la République s’est notamment exprimé au sujet du mouvement lycéen en tentant de garder un certain équilibre grâce à sa stratégie du "en même temps".
Emmanuel Macron adresse a ainsi adressé un message de fermeté. "Ce que l’on a pu voir chez les lycéens et chez tous ceux qui, n’étant plus lycéens, viennent profiter de tout cela pour brûler, détruire ou conduire des violences : c’est inacceptable. Il faut le condamner parce que l’on a besoin d’ordre et de respect", souligne-t-il. Retrouvez notre article ici.
Une dizaine de personnels du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, ont décidé lundi d'occuper leur établissement pour la soirée, voire la nuit, pour porter "les revendications des élèves" et protester contre les fermetures visant à "casser le mouvement", selon une enseignante.
Les mesures annoncées par le gouvernement la semaine dernière sont "à côté de la plaque" et visent "juste à faire rentrer les élèves dans le moule (pour) que le mouvement s'arrête alors qu'ils n'ont pas eu de réponse", a déclaré à l'AFP Irène, qui n'a pas souhaité donner son nom, une enseignante en mathématiques au lycée.