Alors que le mouvement lycéen entre dans sa troisième semaine, de nouvelles manifestations sont attendues ce mardi. A Toulouse, de nombreux commerçants craignent des débordements. Mais beaucoup ont décidé de garder leur boutique ouverte.
Ils estiment n'avoir reçu que des miettes. Après plusieurs semaines de mobilisations, étudiants et lycéens sont de nouveau appelés à descendre dans la rue ce mardi. Plusieurs manifestations sont prévues ce mardi après-midi à Paris où le cortège s'élancera dès 14h, mais aussi à Toulouse, où les manifestants se retrouvent également à 14h.
Mais pour les commerçants de la ville rose, il faut une nouvelle fois se barricader face à d'éventuels débordements. La manifestation de mardi dernier a été contenue. Seul ombre au tableau : du mobilier urbain dégradé et quelques tags sur les vitrines des commerces.
Des dégradations que n'occultent pas ce couturier situé sur le tracé, mais il va rester ouvert. "C'est une manière de ne pas capituler. Donc je ne ferme pas. Mais j'espère que ça va bien se passer et se dérouler dans le calme. De toute façon, à quoi ca sert de se rendre malade pour ça", ironise-t-il au micro d'Europe 1.
Des dispositions "au cas ou"
Plus de prudence en revanche du côté de Mylène dans son salon de coiffure adjacent. "Je n'ai pas de rideau métallique dehors, donc je vais peut-être essayer d'aviser quand même ma clientèle pour que si jamais on peut décaler les rendez-vous, qu'on le fasse", indique-t-elle.
Et le scénario de débordements est également pris très au sérieux par la superette voisine, qui prévoit de confiner les clients en cas danger. "Mon patron m'a dit que si jamais on entendait une foule arriver, il fallait fermer et garder les clients avec nous au cas où ça dégénère", souligne cette employée .
Un risque à ne pas sous-estimer, car le mouvement pourrait être très suivi ici. Dix lycées sont partiellement ou totalement fermés aujourd'hui. Des lycéens qui seront aussi rejoints par les étudiants du supérieur et le personnel de l'éducation nationale.