Aux origines du mouvement, le blocage d’un lycée à Créteil, lié à une problématique locale de manque de moyens. Mais très vite, un syndicat, l’Union syndicale lycéenne, classée à l’extrême gauche, y voit une opportunité. Cette organisation se revendique antifasciste, écologiste et féministe.
Sa stratégie ? Élargir le mouvement aux autres lycées de banlieue parisienne, puis à l’ensemble du territoire. Et cela fonctionne, au point d’attirer l’attention de plusieurs autres associations d’ultra-gauche devant les établissements scolaires, comme Le Poing levé, un collectif étudiant anticapitaliste, révolutionnaire et marxiste, affilié au parti Révolution permanente. Retrouvez notre article ici.
Le blocus des lycées n’est-il pas un prélude à ce qui pourrait se passer en mai 2027 si Marine Le Pen accédait à l’Élysée ? Depuis le début du mouvement lycéen, de nombreux élus de La France insoumise ont apporté leur soutien aux élèves mobilisés. Pour Laure Lavalette, députée RN du Var et invitée de La Grande interview sur Europe 1 et CNEWS ce jeudi, "la violence et le chaos sont le mode opératoire de LFI". Retrouvez notre article ici.
Le mouvement, qui a débuté il y a environ une semaine, a concerné 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi, selon le ministère de l'Intérieur.
Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés. Depuis le début des blocus, 119 élèves et personnels ont été blessés, selon le bilan communiqué mercredi par Édouard Geffray.
L'IGPN, la "police des polices", a été saisie de trois enquêtes après que des lycéens ont été blessés lors de blocages d'établissements, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, selon qui les forces de l'ordre sont intervenues "avec beaucoup de proportionnalité".