Sur les 3.700 lycées du pays, les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus lundi dans 400 à 500 établissements où les conditions de sécurité ne sont "pas réunies", a indiqué dimanche le ministre de l'Education Edouard Geffray.
En Ile-de-France, plus d'un tiers des lycées seront fermés lundi, soit plus de 160 établissements, selon la présidente LR de la région, Valérie Pécresse.
Les étudiants réclament plus de moyens pour leurs établissements. Ils dénoncent l'insalubrité des bâtiments, des classes surchargées, ou des absences non remplacées, particulièrement dans les quartiers populaires, ou encore les inégalités créées par Parcoursup. L'Union syndicale lycéenne a promis un "acte III" mardi
Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a lui aussi appelé dimanche enseignants, salariés et militants à soutenir les lycéens pour que "les revendications émergent plutôt que la violence".
Sur les réseaux sociaux ont par ailleurs fleuri des appels à une "semaine noire", avec des blocages quotidiens. "Les lycéens ne vont rien lâcher, les étudiants encore plus (...) ça va vraiment être une semaine noire: blocus, blocus, blocus, blocus", a assuré dimanche, dans le rassemblement à Saint-Denis, une étudiante mobilisée, Leila Nehari.
Comme ces derniers jours, les rassemblements seront en théorie interdits lundi aux abords de nombreux établissements scolaires. A Nancy, les manifestations seront par exemple prohibées dans l'ensemble du centre-ville de lundi à 06H00 jusqu'à mercredi 07H00, selon la préfecture.
Dans une feuille de route adressée dimanche soir à ses ministres, le Premier ministre Sébastien Lecornu demande que les cours reprennent "partout" où c'est possible, fixant un calendrier pour répondre en partie aux revendications.
Il confie à ses ministres cinq chantiers, issus des sujets remontés par les conseils académiques de la vie lycéenne, avec "de premières décisions attendues avant la fin du mois".