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En directBlocus des lycées : 413 établissements perturbés depuis lundi matin, annonce le ministère

[Valérie Dubois / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
Le début d'une "semaine noire"? Des centaines de lycées vont à nouveau fermer au moins partiellement lundi, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, que des syndicats appellent à rejoindre, et alors que fleurissent sur les réseaux sociaux des appels à un blocage dur. Suivez notre direct
Blocage des lycées : 413 établissements perturbés depuis lundi matin

Le ministère de l'Éducation annonce que 413 établissements sont perturbés ce lundi matin dans le cadre des mobilisations lycéennes. 

Cours à distance à Toulouse pour faire redescendre les tensions

En Haute-Garonne, le rectorat privilégie les cours à distance pour tenter de faire retomber la pression. Dans le département, la préfecture a décidé, en plus du rectorat, d'interdire les rassemblements ou manifestations autour des établissements et l'interdiction du port ou du transport d'équipements de protection comme les masques chirurgicaux ou bien les briquets dans 14 communes du département. 

Des différentes décisions qui interviennent après une semaine extrêmement compliquée. À Toulouse, plusieurs lycées ont subi des dégradations parfois très importantes. La plus grave, dans un lycée du centre-ville où le hall d'entrée d'un établissement a été entièrement brûlé jeudi dernier, sans parler des incendies sur le mobilier urbain. Au total, les dégâts s'élèvent à 3 millions d'euros, dont la moitié juste dans l'agglomération de Toulouse.

Le ministre de l'Enseignement supérieur "craint" un embrasement national

Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé lundi qu'il "craignait" un embrasement au niveau national du mouvement lycéen et étudiant, avant une journée de manifestations prévue mardi.

"Oui je le crains, évidemment", a répondu le ministre, interrogé sur Sud-Radio sur cette éventualité, alors que le mouvement depuis la semaine dernière est émaillé de nombreuses violences et interpellations.

Alerte
Le projet de loi "casseurs-payeurs" examiné au Sénat le 27 octobre

Le projet de loi "casseurs-payeurs" sera examiné en première lecture au Sénat le 27 octobre, a annoncé lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon lors de la Grande interview Europe1-CNews dans le contexte des violences autour du mouvement lycéen.

Ce texte crée "une forme de responsabilité collective", selon Maud Bregeon, en donnant la possibilité de faire payer, y compris par le recouvrement des aides sociales, des dégâts à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, même si elle n'en est pas l'auteur.

Encore 400 à 500 établissements bloqués

Sur les 3.700 lycées du pays, les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus lundi dans 400 à 500 établissements où les conditions de sécurité ne sont "pas réunies", a indiqué dimanche le ministre de l'Education Edouard Geffray.

En Ile-de-France, plus d'un tiers des lycées seront fermés lundi, soit plus de 160 établissements, selon la présidente LR de la région, Valérie Pécresse.

Les étudiants réclament plus de moyens pour leurs établissements. Ils dénoncent l'insalubrité des bâtiments, des classes surchargées, ou des absences non remplacées, particulièrement dans les quartiers populaires, ou encore les inégalités créées par Parcoursup. L'Union syndicale lycéenne a promis un "acte III" mardi

Fabien Roussell appelle au soutien des lycéens

Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a lui aussi appelé dimanche enseignants, salariés et militants à soutenir les lycéens pour que "les revendications émergent plutôt que la violence".

Sur les réseaux sociaux ont par ailleurs fleuri des appels à une "semaine noire", avec des blocages quotidiens. "Les lycéens ne vont rien lâcher, les étudiants encore plus (...) ça va vraiment être une semaine noire: blocus, blocus, blocus, blocus", a assuré dimanche, dans le rassemblement à Saint-Denis, une étudiante mobilisée, Leila Nehari.

Comme ces derniers jours, les rassemblements seront en théorie interdits lundi aux abords de nombreux établissements scolaires. A Nancy, les manifestations seront par exemple prohibées dans l'ensemble du centre-ville de lundi à 06H00 jusqu'à mercredi 07H00, selon la préfecture.

Sébastien Lecornu mobilise son gouvernement

Dans une feuille de route adressée dimanche soir à ses ministres, le Premier ministre Sébastien Lecornu demande que les cours reprennent "partout" où c'est possible, fixant un calendrier pour répondre en partie aux revendications.

Il confie à ses ministres cinq chantiers, issus des sujets remontés par les conseils académiques de la vie lycéenne, avec "de premières décisions attendues avant la fin du mois".