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Actuellement à l'antenne

En directBlocus des lycées : 215 élèves blessés depuis le début de la mobilisation, selon le gouvernement

[Valérie Dubois / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
Le début d'une "semaine noire" ? Des centaines de lycées vont à nouveau fermer au moins partiellement lundi, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, que des syndicats appellent à rejoindre, et alors que fleurissent sur les réseaux sociaux des appels à un blocage dur. Suivez notre direct
215 élèves blessés depuis le début de la mobilisation, selon le gouvernement

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10 enquêtes IGPN ouvertes, Nuñez prêt à répondre devant une commission parlementaire

Dix enquêtes ont été ouvertes par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", depuis le début du mouvement lycéen, a indiqué lundi soir le ministère de l'Intérieur.

Au total, 6.059 interpellations ont été effectuées depuis le 28 septembre et 715 policiers ou gendarmes ont été blessés, a-t-on précisé de même source. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez est prêt à répondre à des "commissions compétentes de l'Assemblée nationale ou du Sénat" qui souhaiteraient l'entendre sur les instructions données, sur la doctrine de maintien de l'ordre ou sur les conditions d'intervention des forces de sécurité", selon son entourage.

Plus de 5.000 individus placés en garde à vue depuis le début de la mobilisation

Un premier bilan judiciaire établi par le ministère de la Justice comptabilise 5.060 individus, placés en garde à vue depuis le début du mouvement lycéen de contestation. Parmi eux, 87% sont mineurs (4.406) et 13% (654) sont majeurs.

Des poursuites sont engagées contre 1.802 personnes, dont 1.483 mineurs. Enfin, 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés pour 10 majeurs et quatre mineurs, ajoute la Chancellerie.

Blocus des lycées : 589 établissements perturbés, 190 élèves blessés

Édouard Geffray, ministre de l'Éducation, a annoncé ce lundi que 589 établissements sont perturbés. 190 élèves ont été blessés depuis le début des rassemblements, a également affirmé Édouard Geffray.

Déclaration
Lycéen avec une main arrachée à Lens : "humainement dramatique", déplore le ministre de l'Éducation

La grave blessure d'un jeune de 15 ans à Lens, qui a eu la main arrachée lors d'une manifestation dans le cadre de la mobilisation des lycéens, est une situation "humainement dramatique", a déploré lundi le ministre de l'Education Edouard Geffray.

"Je ne sais pas ce qui s'est passé, dans quelles conditions c'est intervenu", a précisé le ministre, qui a souhaité rester "très prudent" sur les circonstances. La préfecture du Pas-de-Calais a indiqué qu'un lycéen a eu la main arrachée lundi matin. Le procureur de Béthune a précisé ne pas être en mesure de dire à ce stade si cet adolescent a récupéré une grenade de désencerclement tombée à terre ou "si la grenade aurait atterri sur lui".

Mouvement de lycéens : la ministre de l'Agriculture reporte sa venue au Sommet de l'élevage

La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a reporté sa venue au Sommet de l'élevage près de Clermont-Ferrand où elle était attendue mardi, en raison de la journée de mobilisation des lycéens soutenue par des syndicats, a annoncé lundi son cabinet.

La semaine dernière, Sébastien Lecornu avait demandé à ses ministres d'annuler leurs déplacements en raison du mouvement de blocage mené par des lycéens, afin de laisser les préfets gérer la situation.

Déclaration
Manifestation des lycéens mardi : "C'est une liberté qui se respecte et se protège", dit le ministre

La journée de mobilisation des lycéens prévue mardi est "une liberté qui se respecte et se protège", a estimé lundi le ministre de l'Education Edouard Geffray qui s'adressait aux proviseurs d'établissements organisant des cours en distanciel.

"Demain (mardi), il y a une journée de manifestations. C'est un acte de démocratie, j'allais dire sociale, classique et organisée. C'est une liberté qui se respecte et qui se protège", a-t-il déclaré lors d'un déplacement dans un lycée à Guyancourt, en banlieue parisienne, tout en appelant les responsables à préparer la reprise progressive des cours mercredi.

Un lycée professionnel de Paris pris pour cible par des casseurs

Dans le 13e arrondissement de Paris, le lycée Vauquelin a été pris pour cible par des casseurs extérieur à l'établissement. Dès 7h50, les premiers casseurs sont arrivés devant les portes du lycée et lancer une première salve de mortiers, obligeant la proviseure de l'établissement à se confiner avec ces élèves. 

"On a vu arriver un groupe de jeunes. habillés en noir, cagoulés, assez déterminés. Là, on a compris qu'on n'allait pas pouvoir discuter avec eux. Il n'y avait pas d'élèves de l'établissement. C'était des jeunes que je ne connaissais pas", confie Carole Zerbib au micro d'Europe 1.

Alerte
Un lycéen a eu la main arrachée en ramassant une grenade des CRS

Un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée lundi lors d'une manifestation à Lens, a déclaré le préfet du Pas-de-Calais lors d'un point presse, un accident qui s'est produit après que l'adolescent a ramassé une grenade, selon une source policière.

Il s'agissait d'une grenade de désencerclement lancée par des CRS, selon une autre source syndicale policière : le lycéen aurait voulu ramasser l'engin pour le relancer et il lui a explosé dans la main. Les autorités n'ont cependant pas donné d'informations sur les circonstances dans l'immédiat.

Aix-en-Provence : un lycéen de 17 ans interpellé, soupçonné d'avoir grièvement blessé à l'œil une passante

Une personne soupçonnée d'avoir grièvement blessé à l'oeil une passante la semaine dernière en marge de manifestations lycéennes a été interpellée lundi, a indiqué la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, confirmant une information de La Provence. Selon le journal, l'auteur présumé est un lycéen aixois de 17 ans, jusqu'alors inconnu des services de police.

De source proche du dossier, ce mineur est soupçonné d'avoir lancé jeudi dernier lors d'incidents avec les forces de l'ordre une pierre qui a touché au visage la passante, qui a été hospitalisée et a perdu un oeil. Les faits se sont déroulés près de la place de la Rotonde, qui jouxte le centre-ville historique d'Aix-en-Provence. Selon La Provence, la femme blessée est âgée de 51 ans.

Blocage des lycées : 413 établissements perturbés depuis lundi matin

Depuis lundi matin, 413 établissements "ont fait ou font l'objet d'actions ou de perturbations" dans le cadre du mouvement des lycéens, soit une baisse de 27% par rapport à vendredi à la même heure, a indiqué le ministère de l'Education nationale. "Cette décrue régulière s'inscrit dans un contexte de dialogue soutenu avec les lycéens depuis la semaine dernière, aussi bien au niveau académique que national", estime le ministère dans un message transmis à la presse.

Vendredi, à la même heure, 564 établissements étaient perturbés ou bloqués. Selon le ministère, pour la seule journée de jeudi, ce chiffre était de 610 établissements, soit une baisse de 32%. 40% des établissements perturbés lundi matin, a précisé le ministère, "ne l'ont pas été jusqu'à présent, signe de la tentative d'éléments extérieurs d'étendre le mouvement".

Cours à distance à Toulouse pour faire redescendre les tensions

En Haute-Garonne, le rectorat privilégie les cours à distance pour tenter de faire retomber la pression. Dans le département, la préfecture a décidé, en plus du rectorat, d'interdire les rassemblements ou manifestations autour des établissements et l'interdiction du port ou du transport d'équipements de protection comme les masques chirurgicaux ou bien les briquets dans 14 communes du département. 

Des différentes décisions qui interviennent après une semaine extrêmement compliquée. À Toulouse, plusieurs lycées ont subi des dégradations parfois très importantes. La plus grave, dans un lycée du centre-ville où le hall d'entrée d'un établissement a été entièrement brûlé jeudi dernier, sans parler des incendies sur le mobilier urbain. Au total, les dégâts s'élèvent à 3 millions d'euros, dont la moitié juste dans l'agglomération de Toulouse.

Le ministre de l'Enseignement supérieur "craint" un embrasement national

Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste a confirmé lundi qu'il "craignait" un embrasement au niveau national du mouvement lycéen et étudiant, avant une journée de manifestations prévue mardi.

"Oui je le crains, évidemment", a répondu le ministre, interrogé sur Sud-Radio sur cette éventualité, alors que le mouvement depuis la semaine dernière est émaillé de nombreuses violences et interpellations.

Alerte
Le projet de loi "casseurs-payeurs" examiné au Sénat le 27 octobre

Le projet de loi "casseurs-payeurs" sera examiné en première lecture au Sénat le 27 octobre, a annoncé lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon lors de la Grande interview Europe1-CNews dans le contexte des violences autour du mouvement lycéen.

Ce texte crée "une forme de responsabilité collective", selon Maud Bregeon, en donnant la possibilité de faire payer, y compris par le recouvrement des aides sociales, des dégâts à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, même si elle n'en est pas l'auteur.

Encore 400 à 500 établissements bloqués

Sur les 3.700 lycées du pays, les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus lundi dans 400 à 500 établissements où les conditions de sécurité ne sont "pas réunies", a indiqué dimanche le ministre de l'Education Edouard Geffray.

En Ile-de-France, plus d'un tiers des lycées seront fermés lundi, soit plus de 160 établissements, selon la présidente LR de la région, Valérie Pécresse.

Les étudiants réclament plus de moyens pour leurs établissements. Ils dénoncent l'insalubrité des bâtiments, des classes surchargées, ou des absences non remplacées, particulièrement dans les quartiers populaires, ou encore les inégalités créées par Parcoursup. L'Union syndicale lycéenne a promis un "acte III" mardi

Fabien Roussell appelle au soutien des lycéens

Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a lui aussi appelé dimanche enseignants, salariés et militants à soutenir les lycéens pour que "les revendications émergent plutôt que la violence".

Sur les réseaux sociaux ont par ailleurs fleuri des appels à une "semaine noire", avec des blocages quotidiens. "Les lycéens ne vont rien lâcher, les étudiants encore plus (...) ça va vraiment être une semaine noire: blocus, blocus, blocus, blocus", a assuré dimanche, dans le rassemblement à Saint-Denis, une étudiante mobilisée, Leila Nehari.

Comme ces derniers jours, les rassemblements seront en théorie interdits lundi aux abords de nombreux établissements scolaires. A Nancy, les manifestations seront par exemple prohibées dans l'ensemble du centre-ville de lundi à 06H00 jusqu'à mercredi 07H00, selon la préfecture.

Sébastien Lecornu mobilise son gouvernement

Dans une feuille de route adressée dimanche soir à ses ministres, le Premier ministre Sébastien Lecornu demande que les cours reprennent "partout" où c'est possible, fixant un calendrier pour répondre en partie aux revendications.

Il confie à ses ministres cinq chantiers, issus des sujets remontés par les conseils académiques de la vie lycéenne, avec "de premières décisions attendues avant la fin du mois".