Drogue : les saisies de cannabis atteignent un chiffre record en 2018

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La résine de cannabis interceptée en France est essentiellement fabriquée au Maroc.
La résine de cannabis interceptée en France est essentiellement fabriquée au Maroc. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Les chiffres du ministère de l'Intérieur, révélé mercredi par "Le Parisien", indiquent que les forces de l'ordre ont intercepté près de 115 tonnes de cannabis en 2018, soit 27,5 tonnes de plus qu'en 2017.

Le trafic de drogues est en forte hausse en France. Dévoilé mercredi par Le Parisien/Aujourd'hui en France, le bilan 2018 des services de lutte contre les trafics de stupéfiants fait état d’une hausse importante des saisies, notamment en ce qui concerne l’héroïne et le cannabis.

115 tonnes de cannabis saisies en 2018. Les faits de vente de cannabis ont ainsi augmenté de 7,7% entre 2017 et 2018 pour un total de 223.986 faits, soit 198.116 personnes mises en cause. Par rapport à 2014, ce trafic marque même un bon de 45% si l’on s’appuie sur le nombre de procédures judiciaires pour revente, relève le quotidien. Par voie de conséquence, la saisie de marchandise a également progressé. En 2018, les forces de l’ordre ont intercepté 115 tonnes de cannabis, soit une progression de 31% par rapport aux 87,5 tonnes saisies en 2017, jusqu’alors l’année record de la décennie.

Le nombre de cachets de MDMA et d’ecstasy saisi en 2018 marque également une progression, moindre toutefois : 1% de plus par rapport à 2017. Les saisies de cocaïne, en revanche, présentent un léger recul, avec 16,4 tonnes interceptées en 2018 contre 17,5 tonnes en 2017.

Des drogues de plus en plus fortes. Surtout, le ministère de l’Inférieur s’inquiète de la constante augmentation du taux de psychotrope relevé dans les marchandises saisies. Le THC (le tétrahydrocannabinol, la substance psychoactive du cannabis) présent dans la résine de cannabis interceptée l'année dernière, et essentiellement fabriquée au Maroc, est passé de 11% à 26,5% par rapport à 2010, toujours selon les chiffres présentés par Le Parisien. Le constat est le même pour la cocaïne, généralement en provenance de Colombie, et dont la proportion de principe actif a bondi entre 2010 et 2018 de 46% à 66,4%.