Dijon : des "gilets jaunes" pénètrent dans le périmètre de la prison

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© BORIS HORVAT / AFP
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Une cinquantaine de "gilets jaunes" ont pénétré samedi "dans le périmètre de la prison" pour demander la "libération de leurs camarades", a indiqué la préfecture.

Une cinquantaine de "gilets jaunes", qui s'étaient séparés du cortège principal, ont pénétré samedi "dans le périmètre de la prison" à Dijon pour demander la "libération de leurs camarades" avant de repartir d'eux-mêmes, a indiqué la préfecture.

"Ils ont passé le grand portail, ont scandé 'libérez nos camarades' et sont repartis spontanément après un moment", a précisé la même source, alors que quatre gilets jaunes ont été condamnés à de la prison ferme vendredi soir pour des violences contre des gendarmes dans leur caserne. Sept militaires avaient été blessés lors de la manifestation du 5 janvier - dont un grièvement au visage par un support de panneau de signalisation et un autre aux bras par un poteau métallique.

Une partie du cortège a aussi pénétré dans la gare. Samedi, alors que quelque 2.500 "gilets jaunes" défilaient dans les rues de la capitale bourguignonne, une partie du cortège a aussi pénétré dans la gare en milieu d'après-midi. Plus d'une centaine de personnes sont descendues sur les voies, interrompant momentanément la circulation des trains en scandant "Macron démission", allumant pétards et fumigènes oranges. La circulation ferroviaire a été rétablie à 17h.

Des échauffourées près de la préfecture. Dans le cortège, qui défilait au son de sifflets et de cornes de brume, un cercueil se trouvait recouvert de photos de personnes "blessées par les forces de l'ordre", selon les manifestants, "pour symboliser l'abolition de nos droits". "Stop aux massacres", pouvait-on aussi lire sur une banderole en tête du défilé. Le cortège est arrivé en fin d'après-midi devant la rue de la préfecture, où des échauffourées ont éclaté avec les forces de l'ordre qui en barraient l'accès.

Certains manifestants ont jeté des projectiles, notamment du ballast ramassé à la gare, et tiré des feux d'artifices à hauteur d'homme, selon la préfecture, précisant que les forces de l'ordre ont riposté avec des gaz lacrymogènes et interpellé une personne. Deux personnes avaient été interpellées avant le début de la manifestation en possession d'armes blanches, selon la même source.