Des centaines de manifestants à Paris contre la baisse des APL

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La baisse des APL continue de provoquer le mécontentement des associations (photo d'illustration). © FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Parmi les manifestants, la comédienne Josiane Balasko a plaidé la nécessité de "se battre pour garder les APL telles qu'elles sont et ne pas encore appauvrir les gens"

Plusieurs centaines de personnes, dont l'actrice Josiane Balasko, ont manifesté samedi à Paris contre le projet de réforme prévoyant une baisse des aides au logement, accompagnée d'une réduction des loyers dans le parc social. Les manifestants, entre 1.000 et 2.000 selon les organisateurs, 700 pour la police, se sont rassemblés place du Palais-Royal pour rallier l'Assemblée nationale, à l'appel du collectif "Vive l'APL" et de l'intersyndicale du logement.

"Ne pas encore appauvrir les gens". "Il y a vraiment un front syndical et associatif contre cette mesure brutale à l'égard des ménages les plus modestes et à l'égard de l'habitat social qui les loge", a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (Dal), membre du collectif. Présente à ses côtés, la comédienne Josiane Balasko a plaidé la nécessité de "se battre pour garder les APL telles qu'elles sont et ne pas encore appauvrir les gens". "Je viens du peuple, le mal-logement j'ai connu ça quand j'étais jeune", a-t-elle fait valoir.

Selon l'intersyndicale du logement, qui regroupe une dizaine d'organisations de la CFTC à SUD, les baisses prévues par le gouvernement "induiraient une réduction de 75% des capacités d'investissement des organismes avec des conséquences directes sur l'emploi, les conditions de travail des salariés du logement social", estimés à près de 90.000 employés.

1,5 milliard d'économies. Le budget 2018 prévoit de compenser une réduction des aides personnalisées au logement (APL) perçues par les locataires HLM par une baisse des loyers imposée aux organismes HLM, de 1,5 milliard d'euros par an. Face au mécontentement des bailleurs sociaux, le gouvernement a proposé qu'elle se fasse progressivement sur trois ans et non entièrement dès 2018, via un amendement introduit à l'Assemblée nationale début novembre. Soucieux de boucler son budget, l'exécutif compte toutefois maintenir l'objectif de 1,5 milliard d'économies dès 2018, ce que doit permettre la hausse provisoire de la TVA sur les chantiers dans le logement social.