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Départs en vacances : une étude alerte sur les dangers du «mains libres» au volant

Téléphoner au volant grâce à un kit mains libres ou un dispositif intégré au véhicule est devenu une action banale. [Grichka BEYSSON-LEANDRI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Dans une dernière enquête scientifique signée Assurance Prévention, sont mises en lumière les conséquences sous-estimées des appels téléphoniques au volant, et ce même via l’utilisation d’un dispositif intégré au véhicule.

Top départ des vacances d’été ce samedi, avec comme toujours beaucoup de monde attendu sur les routes de France. Prudence donc, notamment lorsque vous passez des appels téléphoniques tout en conduisant. Selon une nouvelle enquête Assurance Prévention, cette action a des répercussions directes sur la vigilance du conducteur.

Altération de l’attention

Téléphoner au volant grâce à un kit mains libres ou un dispositif intégré au véhicule est devenu une action banale. Autorisée par le Code de la route, elle n’en est pourtant pas moins dangereuse, selon la dernière enquête Assurance Prévention. D’après celle-ci, l’attention du conducteur est grandement altérée.

Pleinement conscients de cela, de nombreux automobilistes ne s’interdisent tout de même pas de le faire. "Je le fais souvent mais c’est super dangereux", assume un Parisien. Selon lui, en tenant une conversation téléphonique, "vous perdez complètement le fil de la route et boum, vous percutez la voiture de devant".

Les conséquences peuvent être dramatiques étant donné que "des fois c’est un enfant qui traverse, des fois c’est une vieille dame… En fait c’est super dangereux le téléphone au volant", conclut-il.

Mauvaise conduite

Par ailleurs, l’enquête d’Assurance Prévention révèle qu’en téléphonant, les chances de faire des erreurs de navigation sont de 84%, un événement sans conséquence, contrairement à l’augmentation des excès de vitesse de 20% et des freinages brutaux de 24%, sans compter la multiplication par trois du nombre d’accidents.

Une mauvaise conduite qu’un autre conducteur observe quotidiennement sur la route. S’il refuse catégoriquement d’utiliser son téléphone, il constate que les autres usagers ne font pas autant preuve de responsabilité.

"Je prends l’A4 tous les jours et à chaque fois que je suis embêté par quelqu’un sur la route, c’est parce qu’il téléphone", déplore-t-il avant d’affirmer qu’il "risque sa vie tous les jours à cause des personnes qui utilisent leur téléphone".

Campagne de prévention

Pour éviter toute prise de risque, Éric Lemaire, vice-président d’Assurance Prévention, appelle à la responsabilité de chacun. "Lorsqu’on conduit, on ne peut pas faire autre chose. Donc il faut couper son téléphone, éventuellement donner son appareil à un passager pour qu’il passe les appels à notre place et nous avertisse des notifications importantes ou autre".

À ses yeux, "on ne peut pas rentrer dans sa voiture et prolonger sa vie professionnelle ou personnelle. Il y a un temps pour tout". Si le vice-président d’Assurance Prévention ne pense pas que l’interdiction du téléphone en voiture sera un jour adoptée, il rappelle que l’inattention au volant est la troisième cause d’accidents de la route et coûte la vie à plus de 400 personnes par an.