Dans le Nord, 1.000 migrants évacués d'un campement : "Chacun était content de sortir de ce bidonville"

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Environ 1.000 migrants ont été évacués d'un gymnase de Grande-Synthe, dans le Nord. Au micro d'Europe 1, le préfet du département, Michel Lalande, compare ce campement à une "banlieue du Kurdistan irakien".
RÉACTION

Mardi matin, environ 1.000 migrants ont été évacués d'un campement de Grande-Synthe, dans le Nord. Selon le constat d'huissier produit par la mairie en août devant le tribunal administratif de Lille, 170 personnes se trouvaient début août à l'intérieur d'un gymnase et 800 autres dans environ 550 tentes.

"Je pense que chacun était content de sortir de ce bidonville, ce camp était tout sauf à l'image de la France", défend au micro d'Europe 1 le préfet du Nord, Michel Lalande. "On était sans doute beaucoup plus proche d'une banlieue du Kurdistan irakien que de l'idée qu'on a des territoires français. Donc oui, il fallait mettre un terme à ce campement", affirme-t-il.

Un "accompagnement individuel" pour les migrants

Cette "mise à l'abri", réalisée avec "beaucoup de conviction", selon les mots du préfet, fait suite à une ordonnance du tribunal administratif de Lille du 4 septembre, saisi en référé par la mairie. La justice avait notamment pointé des "graves problèmes de sécurité publique" et de "salubrité".

" Les migrants seront emmenés dans des centres d'accueil "

Que va-t-il arriver à ces migrants maintenant que le camp a été évacué ? Ils doivent être acheminés vers différents centres d'hébergement, principalement en région Hauts-de-France, dans lesquels ils "se verront proposer un accompagnement individuel", a indiqué la préfecture dans un communiqué. Le préfet précise que ces personnes seront emmenées "dans des centres d'accueil qui se situent plutôt au nord de la Loire, pour éviter des distances trop longues".

Ensuite, "il leur sera proposé le droit français : la possibilité de demander un asile, un examen de leur situation, ou de retourner dans leur pays. Ceux qui veulent retourner dans leur pays pourront bénéficier de l'aide au retour volontaire."

Europe 1
Par Lionel Gougelot, à Grande-Synthe, édité par Thibaud Le Meneec