Alors que le monde vit toujours au rythme de la guerre au Moyen-Orient, qui met sous tension les économies des différents pays, dans les stations-services, les automobilistes restent inquiets quant à la hausse continue des prix du carburant.
Comme partout en France, les automobilistes de Saint-Genis-Laval, dans la métropole lyonnaise, sont inquiets. Dans un station-service de supermarché, le litre de gazole s'affiche par exemple à 2,28 euros.
Beaucoup changent leurs habitudes
Du coup, Loan, 26 ans, ne met dans le réservoir de sa Clio que le strict nécessaire. "10 euros, parce que c'est extrêmement cher. J'attends que ça baisse tout simplement. C'est pour faire deux ou trois petits trajets, mais je sais très bien que dans deux ou trois jours je vais devoir refaire la même chose. J'ai déjà mis 10 euros il y a trois jours", témoigne ce dernier, assurant qu'il ne se sent pas "de faire un plein à plus de 100 euros tout de suite".
Beaucoup d'automobilistes comme Akram changent donc leurs habitudes. "D'habitude, je fais le plein mais là, je ne fais que 50 euros parce que c'est trop cher", assure-t-il.
Si certains réfléchissent désormais à la manière d'assurer chaque déplacement (conduite souple, charge sur les véhicules etc), Franck, commercial, verrait d'un bon œil une aide de l'État. "Quand on sait le montant de la taxe qu'il y a sur l'essence en général, forcément, il y a quelque chose à faire. D'autres pays d'Europe l'ont déjà fait, donc pourquoi pas en France ?", se questionne-t-il.
"Je crois qu'il n'y a plus trop d'argent. Le Covid a coûté très cher, donc je pense que ce n'est pas possible. Financièrement, je pense que l'État est vraiment dans une mauvaise posture, on va dire", répond Véronique, retraitée. Des automobilistes assez résignés donc, leur seul espoir étant désormais que la guerre en Iran ne s'éternise pas trop longtemps.