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Courses, sorties, voiture… Face à la hausse des prix, les Français contraints de faire des choix

Une rentrée où les Français sont confrontés à une hausse généralisée des prix. [Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Face à la hausse généralisée des prix, les Français sont contraints de revoir leurs habitudes de consommation. Courses dans les enseignes discount, moins de sorties culturelles, vêtements d'occasion ou trajets en voiture regroupés : à Lyon, chacun tente de faire des économies.

Une rentrée où les Français sont confrontés à une hausse généralisée des prix : carburants, produits alimentaires, énergie, avec notamment le gaz qui va augmenter en octobre prochain. Contraints, ils sont forcés de faire des choix et des arbitrages dans leurs dépenses comme à Lyon. Sur le parking d'un supermarché de la capitale des Gaules, le constat est unanime.

"En ce moment, tout augmente", peste Jeanine en poussant son caddie. Cette toute jeune retraitée fait donc très attention à ses dépenses. Et, pour cela, elle a décidé de changer de supermarché.

"J'essaie d'aller dans les enseignes un peu moins chères, style Lidl. Alors qu'avant, j'allais chez Auchan, mais c'est devenu trop cher. Un chariot pour la semaine, vous en avez vite pour 150 euros. Au moins, chez Lidl, on n'est pas tenté par autre chose : on n'achète que l'essentiel", explique-t-elle.

"Je n’achète plus de vêtements"

Face à l'augmentation des prix, les Français sont donc obligés de faire des choix. Sandrine a supprimé "tout ce qui est culture ou abonnements de théâtre, par exemple". "Moi aussi, j'adore les festivals, les événements. Mais à 50 ou 70 euros la place, je n'y vais plus", déplore la Lyonnaise.

Eliane, elle, a freiné sur le shopping. "Je n’achète plus de vêtements, je ne suis plus allée dans un magasin depuis un bon moment. C'est trop cher, donc je fais avec ce que j'ai. Au contraire, j'en vends certains sur Vinted. Et j'arrive même à récupérer pas mal de sous", assure-t-elle.

Des Français qui se débrouillent donc, mais il y a aussi les prix des carburants qui obligent Hélène à changer ses habitudes. "Je fais moins de trajets, c'est clair. Et quand je prends la voiture, j'optimise, je regroupe. Aujourd'hui, je devais aller à la déchèterie. Je suis aussi allée chercher un colis juste à côté. Et comme il y a Lidl tout proche, j'en ai profité pour faire mes courses. Comme ça, je n'utiliserai pas la voiture demain", précise l'automobiliste.

Des Français dans l'arbitrage permanent, avec l'impression que cela n'est pas près de s'arrêter.